15 avril 2014

ANDROID : Solar 2

Il y a tellement de jeux de gestion qui vous mettent aux commandes d’armées, de villes, de civilisations voire même de vies. Dans certains, on prend même le rôle de Dieu et on doit gérer la planète entière. Et si on montait encore le niveau d’un cran en dirigeant l’univers entier? Si ça vous tente, soyez les bienvenus dans le simulateur planétaire Solar 2 sur Android.



Alors, on se prend pour Dieu?

Dans Solar 2, Dieu va vous mettre à l’épreuve pour faire de vous son égal. Vous commencerez votre partie à diriger un simple astéroïde qu’il faudra doucement transformer en planète, en étoile, en système solaire et, au final, vous devrez affronter Dieu lui-même pour prendre sa place au firmament. Sympa comme programme, vous ne trouvez pas? Mais le programme en lui-même n’est pas aussi facile d’accès qu’il est simple à comprendre car pour avoir la possibilité d’affronter Dieu, il vous faudra réussir toutes les missions qu’il va vous proposer et il y en a un bon paquet. D’autant que les missions que vous devrez honorer sont dépendantes de votre statut planétaire, à savoir astéroïde, planète ou étoile. Et ce n’est pas une mince affaire que de passer de l’un à l’autre car le chemin est semé d’embuches, d’aliens belliqueux et d’autres corps stellaires qui, soyez-en surs, ne vous apprécient pas tellement. Mais en vrai, comment ça se passe, la gestion des planètes? Hé bien je m’en vais tout vous expliquer en détail.

Ainsi parlait Zarathoustra.

Votre seul et unique environnement de jeu sera donc l’univers sidéral qui est assez vaste mais pas vraiment infini. En fait, si vous dépassez les limites de l’univers, vous vous retrouverez juste à l’autre côté de l’univers. On est donc dans une espèce de plan circulaire que vous pouvez parcourir dans toutes les directions. Et dans cet univers, vous trouverez de nombreux astéroïdes que vous devrez utiliser à bon escient. Lorsque vous êtes vous-même un astéroïde, il vous faudra cogner avec suffisamment de vitesse d’autres astéroïdes pour augmenter votre masse jusqu’à devenir une planète. Mais ensuite, à l’état de petite planète, il vous faudra attirer les astéroïdes dans votre orbite pour ensuite les assimiler et augmenter votre masse car juste les cogner va faire diminuer votre masse jusqu’à exploser. A partir d’une certaine masse, votre planète va pouvoir accueillir de la vie qui va très vite évoluer vers la conquête spatiale. Vos petits habitants vont même rapidement construire un bouclier anticollision pour se protéger des chocs avec les astéroïdes ou d’autres planètes. Et lorsque vous aurez augmenté votre masse jusqu’à devenir une étoile, vous pourrez attirer des planètes dans votre sillage et essayer de les faire évoluer pour, au final, avoir à votre disposition jusqu’à 10 planètes (suivant la taille de votre ou de vos étoiles) qui se protégeront avec une véritable armada de vaisseaux spatiaux.

Le choc des cultures.

Les batailles entre systèmes planétaires sont légion dans Solar 2 et les affrontements peuvent se régler de différentes façons (mais jamais à l’amiable) bien que le but final est de détruire la ou les étoiles du système. Et c’est là que la stratégie devient intéressante car vous pouvez envoyer vos troupes à l’attaque pour détruire les boucliers des planètes ennemies voire directement détruire les planètes entières, vous pouvez faire se cogner des planètes entre elles ou attaquer à coup d’astéroïdes, vous pouvez même carrément faire cogner votre étoile à une planète ou à l’étoile ennemie. Mais cette dernière solution est assez hasardeuse car votre étoile perdra de sa masse et deviendra de plus en plus vulnérable. Mais à force de patience, vous pourrez développer des systèmes avec moultes étoiles (mon plus gros système faisait 10 étoiles de catégories diverses) mais c’est quand même assez long. Et si vous le voulez, vous pourrez même vous transformer en trou noir qui grossira jusqu’à avaler l’univers entier et provoquer un nouveau big bang. Et lorsque vous aurez vaincu le boss final, vous aurez accès au mode divin qui mettra de la matière noire dans tous les corps célestes (ou presque), augmentant la difficulté car un corps céleste composé de matière noire se transforme en trou noir au moindre choc. Autant dire qu’il y aura des trous noirs à tous les coins de rue.

Et, c’est facile d’être Dieu?

Hé bien pas tant que ça car il y a quelques petits soucis de maniabilité au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu. Déjà, les boutons de l’interface (il n’y en a que 3 mais quand même) se font souvent presser par erreur en voulant toucher une planète de votre système par exemple. Et si votre système grandit, la caméra va se reculer pour le voir en entier, perdant du coup les facilités pour viser un champ d’astéroïde par exemple. Et lorsque vous voulez vous déplacer, il faut appuyer sur la direction voulue pour se déplacer. Si c’est assez simple au début, dès que vous avez un grand système vous aurez de forts risques de toucher une de vos planètes par mégarde et vous bloquer temporairement. C’est surtout embêtant lorsque vous êtes en plein combat ou que vous voulez fuir quelque chose. Mais vous vous ferez bien vite à ces petites difficultés car le jeu est si calme mais tellement prenant qu’il est très difficile de l’arrêter. Et ce n’est pas son fond sonore très zen qui vous repoussera car entre les graphismes simples mais efficaces, les musiques et bruitages, les missions qui donnes un bon contenu et les possibilités d’évolution de votre système sidéral, il y a assez de contenu pour des heures et des heures de jeu. D’autant que, finalement, le jeu n’a pas de fin vraiment définitive et vous laissera continuer à avancer autant que vous le voulez.

C’est grand, l’univers.

J’ai découvert Solar 2 dans un pack Humble Bundle Android et je n’ai pas été déçu du voyage. Après plus de 10 heures de jeu, j’ai toujours envie d’y rejouer pour avoir un système stellaire toujours plus grand. Avis aux amateurs, Solar 2 est un bon petit jeu, facile d’accès et plein de bonnes idées. Il paraît un peu simpliste au premier abord mais s’enrichi très vite de nouvelles mécaniques de jeu passionnantes.

Appréciation globale
8/10