18 avril 2013

XBOX 360 : Bayonetta

Bayonetta. Un nom affuté comme un rasoir qui à lui seul explique bien des choses. Cette sorcière sexy en diable s’invite sur nos petits écrans pour notre plus grand plaisir. Si en plus son ramage se rapporte à son plumage, elle risque fort de devenir le phénix noir des hôtes de nos consoles. Examinons vite sous toutes ses coutures (hum…) cette merveilleuse succube qui nous tombe dans les bras, bien décidée à nous (en) faire baver.



Magic dance.

Bayonetta, hormis son personnage principal, c’est surtout un beat’em all bourré d’action et d’effets spéciaux. Dans le même genre, on retrouve des pointures comme la série des Devil May Cry et les God Of War. Dans le même genre, oui … mais Bayonetta réussi à sublimer ce genre. Je vais vite passer la question de la plastique de l’héroïne car oui, c’est réellement un argument commercial pour le jeu (bande d’obsédés). Bayonetta est sexy, allie la dance aux combats, elle aime prendre des poses très lascives (même pendant un combat), elle a une façon très suggestive de parler et de bouger et durant le jeu, il y a énormément de passages/cut-scène principalement destinées à la mettre en valeur sous tous les angles . De plus, elle a une particularité physique très intéressante : ses cheveux. Ceux-ci servent de réceptacle et d’extension (capillaire … hahaha) à sa magie et, dès lors, ils servent un peut à tout : à invoquer des mains/pieds géants pour attaquer les ennemis, à invoquer des créatures gigantesques pour terrasser les boss, … hum …  ils servent également de vêtements ...  mais ses cheveux ne peuvent servir qu’à une chose à la fois. Si vous n’avez pas encore compris, lorsque Bayonetta invoque un pouvoir, ses vêtements disparaissent un court instant. Voilà, ça c’est fait. On peut maintenant parler du jeu en lui-même et il y a beaucoup à dire.


Plein les mirettes.

Bayonetta est un jeu extrêmement rythmé et bourré d’action. Il n’y a que très peu de temps mort et on n’a pas le temps de s’ennuyer. La caméra est relativement bien gérée et permet de toujours bien se retrouver dans l’action même si, parfois, le volume d’ennemis rend l’action un peu confuse à suivre correctement. Les graphismes du jeu sont tout bonnement magnifiques, les effets de lumière bluffants et la réalisation est plus qu’à la hauteur. Que ce soit les décors ou les ennemis, tout est véritablement superbe. Comme Bayonetta évolue dans deux mondes en même temps (la lumière et les ténèbres), les décors et la luminosité changent suivant le monde où l’on se trouve. La XBOX 360 est utilisée à son maximum pour nous fournir une telle déferlante de beauté graphique et d’effets spéciaux. En parlant d’effets spéciaux, ils ont une mentions ++ vu leur qualité et la puissance qu’ils dégagent. Les vidéos sont superbes et  valent souvent le coup d’œil. Par contre, toujours pour les graphismes, petit moins pour les personnages « secondaires ». Si Bayonetta et les différents ennemis sont très bien réalisé (mention très très bien pour Bayonetta bien sur), les autres PNJ sont nettement moins agréables à regarder. A mon avis, c’est peut-être fait exprès pour garder son œil rivé sur l’héroïne. Les musiques sont très efficaces, mélange de jazz, de rock et de pop et surtout collent toujours à l’action.


Ça  swingue dans les chaumières.

Bayonetta, c’est aussi une maniabilité excellente, une mécanique de jeu impressionnante et des concepts très bien pensés.  Bayonetta marche, cours, saute, esquive, fait des roulades, marche et saute sur les murs, plane et vole, peut se changer en différents animaux (corbeau, panthère, …), danse tout en tirant de toutes ses armes, pilote une moto, surfe sur un missile géant, etc . Il y a des dizaines et des dizaines de combos disponibles assez facile à réaliser qui, chacun, en mettent plein la vue. Le petit plus est qu’on peu s’entrainer aux combos pendant les temps de chargement de niveaux. Bayonetta, c’est aussi des armes … plein d’armes. Notre sorcière n’est pas qu’une combattante à main nue après tout. Pistolets, fusils, bazookas, griffes géantes, katana et j’en passe et des meilleures. Bayonetta peut même emprunter les armes de ses ennemis comme des lances, une clé géante, un cor (l’instrument de musique) qui lance des boules de feu. Bayonetta peut porter jusqu’à 4 armes en même temps. Que ce soit les 4 mêmes armes ou pas, tout dépendra de votre envie du moment. Elle peut par exemple accrocher un pistolet à chaque cheville, un katana dans une main et un fusil dans l’autre, tout est possible. Bayonetta peut débloquer en cours de jeu de nouvelles techniques de combats, attaques spéciales, transformations, armes et j’en passe.  Tout ceci pour vous dire que tout débloquer vous prendra du temps mais c’est un vrai plaisir.


David Copperfield peut aller se rhabiller.

Et ce n’est pas peu dire. Bayonetta utilise la magie à outrance et peut ainsi effectuer des actions impressionnantes. Ainsi elle peut par exemple ralentir le temps lorsqu’elle réussi à esquiver une attaque au bon moment, pratique pour marcher sur l’eau ou autre petites subtilités. Elle peut aussi invoquer des espèces de fatalités (Finish-him) en chargeant une barre de puissance pour achever un ennemi dans une machine de torture. Le meilleur est lorsque Bayonetta invoque des monstres géants pour achever les boss. Non seulement c’est très beau mais surtout très efficace. Je vais vite vous faire le point sur l’histoire car ce n’est pas vraiment un point très important pour ce genre de jeu. Bayonetta, sorcière amnésique, passe son temps à décimer des anges agressifs et se retrouve embarquée dans une histoire mêlant son passé oublié et un futur très incertain où elle semble avoir été désignée comme l’un des réceptacles nécessaires pour la destruction de notre monde. C’est classique, le héros … pardon, l’héroïne seule contre tous pour sauver le monde et faire le point sur ses origines. Encore un petit plus pour les mini-jeux (comme le tir à pigeon … aux anges plutôt) qui parsèment le jeu. Je pense que l’on a fait le tour maintenant. Ah, oui, c’est vrai. Bayonetta se termine en une petite quinzaine d’heure avec un très bon replay-value car recommencer le jeu se fait avec tous les équipements et objets amassés précédemment. Franchement, c’est beaucoup plus que le minimum syndical.



Fly me to the moon.

Bayonetta, c’est un renouveau bienvenu dans un genre qui tendait à s’essouffler. C’est aussi une héroïne captivante, un plaisir de jeu incomparable et surtout, enfin à mon avis, la nouvelle référence du genre. Exit les Devil May Cry et God Of War, Bayonetta remets les pendules à l’heure et vous mettra du plomb dans la cervelle … au propre comme au figuré.

Genre : Beat'them all 3DSous-genre : Fantastique
Jeu de référence (XBOX 360)Conan (5/10)
Recherche graphique
Travail du scénario
Qualité des contrôles
Profondeur du gameplay
Qualité auditive (sons)
Level-design
Contenu/durée de vie
Ambiance
Appréciation globale
9/10