8 avril 2014

GAME BOY ADVANCE : Teenage Mutant Ninja Turtles 2 – Battle Nexus

Si vous vous rappelez bien, j’avais très bien noté le jeu Teenage Mutant Ninja Turtles sur la Game Boy Advance. Et voici à présent que je m’attaque à sa suite qui, si j’en juge aux photos de la boite, doit ressembler assez bien à son illustre prédécesseur. C’est donc le cœur plein d’entrain que je me suis lancé dans cette suite fort prometteuse.





Un air de déjà vu.

Première constatation, cette suite utilise le même moteur et les mêmes graphismes que le premier épisode ce qui est une très bonne chose. Il faut se souvenir que c’était un des points fort de cette adaptation, avoir pu vraiment mettre le joueur dans l’ambiance de la série télé via des graphismes très propres, une animation assez fluide et des environnements très riches. De ce côté-là, pas de surprises donc. Allons jeter un œil au niveau de l’histoire pour voir un peu de quoi il retourne. Alors nos tortues se font … téléporter sur une planète extra-terrestre totalement par hasard ou accident lors d’une expérience du clan des Foot. Mouais, admettons. Et là un robot leur explique qu’il peut les aider pour peu que nos quatre amis retrouvent des cristaux éparpillées sur différentes planètes pour démarrer sa machine à téléportation. Admettons encore. Splinter apparaît expliquant qu’il est entré en contact avec d’autres extra-terrestres pour aider les tortues. Bon, ça devient un peu chelou, là. Et maintenant, Shredder et son professeur dingue modifie a distance la machine à téléportation du robot pour que les tortues et leurs armes ne se téléportent pas au même endroit. Bon, STOP! Je ne sais pas ce que le scénariste a fumé mais c’était probablement de la bonne.



Solid Snake … avec des tortues.

On a donc 6 planètes à explorer, chacune étant divisée en 5 parties qui se composent de niveaux classiques et d’une ou deux épreuves plus hors normes un peu comme dans le premier épisode. Et quand je dis un peu, c’est du repompage total avec un décor plus spatial. Houlàlà que ça manque cruellement d’originalité tout ça. Mais attendez, ce n’est que le haut de l’iceberg. Comme je l’ai annoncé précédemment, lorsque l’on choisit une tortue, celle-ci est désarmée et doit avant toute chose retrouver ses attributs de ninja. Oui mais, la chose n’est pas aisée car les niveaux sont blindés d’ennemis qui peuvent radicalement faire chuter votre espérance de vie. Il faudra donc la jouer furtif en rasant les murs, en se cachant dans le moindre interstice ou en fuyant la queue entre les jambes. Si l’une de ces propositions au moins ne vous semble pas coller du tout avec les personnages des tortues ninjas, c’est normal. La majorité des niveaux sont fait dans le même moule, il faut faire des allers-retours constamment pour trouver ses armes, les cristaux, les clés et enfin la sortie. Et ça devient extrêmement vite répétitif toute cette histoire.



On reprend les mêmes mais en pire.

Et je vous assure que vous aller pester plus d’une fois sur cette stupide idée de transformer un bon jeu d’action en un jeu d’infiltration et de recherche. Ce n’est pas du tout le genre de concept qui convient à des pointures comme les tortues ninjas. C’est un peu comme si on envoyait Kratos faire un tournoi d’échecs, ça ne colle pas du tout au personnage. Donc, sur chaque planète il y a 100 cristaux cachés et il en faut 85 au minimum pour passer à la planète suivante et là, le jeu empire. Pourquoi? Hé bien parce qu’il faut refaire les niveaux avec un autre personnage car certains passages ne peuvent être passés que par une tortue bien spécifique comme Raphael qui peut grimper sur les murs avec ses saïs ou Michelangelo qui peut planer un court instant avec ses nunchakus. Alors en plus de devoir faire des niveaux barbants, il faut les refaire pour en être quitte. Et bien sur, c’est juste un moyen de rallonger la durée de vie qui tourne comme ça autour de 7 heures de calvaire. Alors oui, les mondes sont variés au niveau des décors mais on se retrouve tout le temps à errer dans des couloirs. Et ces couloirs, dès que vous les aurez vidés de leurs occupants, n’auront plus aucun intérêt si ce n’est de vous faire perdre du temps. Et c’est pareil pour la masse exagérée de pièges qui jalonnent votre parcours. C’est surtout dans le monde du Japon, féodal que votre crispation sera exacerbée au vu de l’augmentation totalement inutile de la difficulté.



Et on recommence, recommence … recommence.

Si comme moi vous n’aimez pas recommencer des passages parce que perdre juste un poil de vie à un moment signifie quasi votre mort avant la fin du niveau, vous me comprendrez aisément. J’ai horreur de ce genre de procédé qui est punitif au possible face à la moindre erreur. Si dans les premières planètes on peut trouver de la vie de temps en temps pour dire de tenir le coup, dès le Japon c’est terminé. Une fois en moyenne par niveau, c’est tout ce que vous pourrez espérer récupérer. Alors il faut vraiment jouer sur la durée pour, une fois votre limite atteinte, tout refaire en arrière pour reprendre un peu de vie si vous avez pensez à ne pas utiliser ce bonus.Ah, j’oubliais de dire qu’il y a quelques boss qui ne méritent pas la corde pour les pendre car il suffit juste de choisir la bonne tortue pour gagner facilement le combat. Donc et pour résumer : labyrinthe, allers-retours, infiltration, ennui, pas d’arme, frustration, énervement, recommencer, recherche … c’est tout ce que j’ai retenu de ce Battle Nexus. Donc, si vous avez suivi, le grand absent de cette liste est le PLAISIR. Comment peut-on avoir transformé un jeu aussi fun que le premier épisode en cette honte d’ennui et de frustrations. Non, non et encore non. Je m’insurge complètement face à cet usage totalement irrévérencieux d’un jeu et de personnages qui ont un tel potentiel. Rien dans ce Battle Nexus n’est à conserver si ce n’est la qualité des décors et animations. Mais là encore, c’est le premier épisode qui a créé cette valeur ajoutée, pas Battle Nexus.



Fuyez, pauvres fous. (Gandalf)

Nul, zéro, razoir, barbant … je manque de qualificatifs pour bien décrire Teenage MutantNinja Turtles 2 – Battle Nexus mais dans l’ensemble vous m’avez bien compris. Surtout, évitez ce jeu, même si vous êtes un fan des 4 héros à carapace car rien ne peut vous préparer au choc de cette horrible suite.



Genre : Plateforme 2D
Sous-genre : Action
Jeu de référence (Game Boy Advance)
Recherche graphique
Travail du scénario
Qualité des contrôles
Profondeur du gameplay
Qualité auditive (sons)
Level-design
Contenu/durée de vie
Ambiance
Appréciation globale
2/10