31 décembre 2014

ANDROID : Out There

Sérieusement, je n’ai jamais été un grand fan des jeux de type Space Opera. C’est pourquoi j’étais un peu frileux avec ce Out There. Je n’avais pas bien compris en fait à quoi je m’attendais et je dois reconnaître avoir été assez surpris par ce jeu à la limite entre l’exploration et la gestion. Et quand je dis surpris, c’est dans le bon sens du terme heureusement.


Dans une galaxie très, très lointaine …

Au 22ème siècle, la terre a été complètement vidée de ses ressources naturelles. L’homme a donc dû jeter son dévolu sur les planètes proches pour trouver ces ressources dont il a tant besoin. Et c’est là que vous intervenez. Vous êtes juste un convoyeur sans nom chargé d’acheminer des matériaux vers la terre. Vous êtes gentiment confiné dans un caisson cryogénique en attendant que votre vaisseau arrive à bon port. Malheureusement, un incident quelconque dérègle votre ordinateur de bord et votre vaisseau se perd dans l’espace. Bien des années plus tard, vous vous réveillez près d’une station inconnue et inhabitée à l’autre bout de l’univers. Ne sachant pas combien de temps votre sommeil a pu durer, votre seule idée est de rentrer sur terre. Mais ceci ne se fera pas aussi simplement car il faudra traverser tout un univers pour rejoindre votre patrie. Aliens, trous noir et autres surprises seront de la partie et vous rendront la tâche bien ardue.

Star Trek Voyager … mais tout seul.

Out There est un jeu aux graphismes très simples mais avec des mécanismes complexes. Comme je le disais, graphiquement le jeu ne montre que ce qu’il faut. Le plan spatial avec les étoiles environnantes, la vue du système où l’on se trouve, la vue de la planète que vous croisez et la vue de votre soute seront les seules options que vous aurez. Pourtant, il n’en faut pas plus car la quantité d’informations à votre disposition sera bien suffisante. Dans Out There, le challenge principal est de survivre en gérant au mieux ses ressources. Vous aurez d’une part le carburant nécessaire à vos déplacements dans un système planétaire ou dans l’espace. Celui-ci peut être récupéré sur les planètes gazeuses ou carrément sur les étoiles si vous avez l’équipement pour même si c’est dangereux. Votre seconde ressource est l’oxygène. Sans air, pas de vie … et  vous pouvez en récupérer sur les planètes jardin qui abritent la vie. Enfin, vous aurez les minerais dont le fer, l’or et bien d’autres. Le fer, particulièrement, servira à réparer votre vaisseau spatial qui s’abimera souvent, croyez-moi. Oui mais, avec le fer et les minerais on peut faire bien des choses. En l’occurrence fabriquer des équipements comme un ajout à votre moteur pour aller plus loin ou pour consommer moins , un télescope, un analyseur d’étoile, un foreuse ou une sonde à hydrogène plus efficace, … Mais aussi des équipement comme celui qui terra-forme une planète roche, celui qui transforme une étoile en trou noir ou encore celui qui permet d’utiliser les trous noir comme des passages.

L’espace fourmille de vie.

En effet, on rencontre beaucoup d’êtres vivants dans Out There. Il y a d’abord les extra-terrestres des planètes jardin mais aussi des êtres plus exotiques que vous rencontrerez durant vos sauts spatiaux entre deux systèmes planétaires. Car oui il vous arrivera plein de choses et vous devrez parfois faire des choix comme lorsqu’une raie Manta géante vous frôle. Lui jetterez-vous de l’essence dans les yeux pour l’aveugler, vous cacherez-vous simplement dans son sillage ou tenterez-vous de fuir simplement ? Chaque action aura une répercussion parfois positive et parfois négative. Dans le positif, on peut récupérer des ressources, voir son vaisseau être un peu réparé ou même obtenir des technologies. Ces technologies, vous les aurez parfois aussi en discutant avec les habitants des planètes jardin. Oui mais … ceux-ci parlent leur propre langage. A force d’en rencontrer, vous apprendrez des mots de ce langage jusqu’à devenir parfait bilingue … mais après beaucoup d’erreurs croyez moi. Aussi, dans l’espace on peut trouver des choses un peu étranges comme ces stations spatiales inhabitées mais qui vous rechargent dans une des 3 ressources de votre vaisseau (carburant, oxygène ou réparation). Et il y a aussi des vaisseaux à l’abandon que vous pourrez aborder et utiliser à votre guise. La seule chose est que chaque vaisseau a un certain nombre d’espace de stockage , que ce soit pour vos ressources ou votre équipement, et chaque vaisseau aura certains équipement préinstallé. Parfois, ce sera intéressant de faire l’échange mais parfois pas.

La petite erreur qui a un effet boule de neige.

Car oui, ce genre d’erreur ne pardonne pas. Par exemple, vous avez un vaisseau capable de faire de longs trajets mais à court de carburant. Soudain, un autre vaisseau avec peu d’équipement mais avec le plein de carburant et tout et tout. Bonne poire, vous le prenez et constatez une minute plus tard que sans le module pour aller plus loin dans l’espace, vous êtes coincé dans votre petit système planétaire. Et comme vous n’avez et ne trouvez pas les ressources nécessaires pour le fabriquer, c’est game over. Oui, on perd souvent dans Out There car le jeu est assez difficile et ne pardonne pas les erreurs. Tentez d’aller aux abords d’une planète gazeuse avec en vaisseau en mauvais état et boum, vaisseau détruit. Voyagez trop loin pour votre gauge de carburant et hop, perdu dans l’espace. En fait, il faut savoir gardes les ressources vitales  sans quoi on peut perdre en moins de 2 minutes montre en main (j’en ai fait la douloureuse expérience). Pourtant, Out There est prenant et même addictif. On a beaucoup de mal à lâcher une partie tant on veut savoir ce qui arrive à notre pauvre spationaute en perdition, lui qui nous gratifie constamment de ses états d’âme. L’aspect gestion peut sembler aisé mais c »est sur la durée que Out There montre ses meilleurs atours.

Pourtant, je ne suis pas très jeux de gestion …

… mais Out There m’a gardé scotché pendant un bon moment à ma tablette, surtout à cause de son énorme rejouabilité. Si l’histoire est un peu bateau, le jeu en soi avec toutes ses notions de gestions est très bien réussi. Et pas besoin de grosse config car avec son aspect épuré mais très soigné, Out There peut tourner sur presque tous les supports. Voilà une bonne pioche de jeu  que je ne regrette pas d’avoir fait.

Appreciation globale
8/10