7 octobre 2014

MEGADRIVE : Pitfall - The Mayan Adventure

Il y a des titres qui ont marqué les esprits. Et Pitfall est un de ses titres, sortis à l’époque sur Atari 2600 et voguant allègrement sur la vague de l’aventurier sans peur popularisé par le film Indiana Jones et les aventuriers de l’arche perdue. Et si ce titre était très bon, c’est sur les consoles 16 bits que la série à pu voir venir un de ses meilleurs représentant à ce jour : Pitfall - The Mayan Adventure.




Papa et junior partent à l’aventure.

Aaahhh, le  bon vieux temps des jeux de plateformes intelligents et bien conçus. Ce Pitfall – The Mayan Adventure en fait partie au point d’en être une des références de l’époque 16 bits aux côtés d’Aladdin ou du Roi Lion. Je vais vite vous faire le topo sur l’histoire. Le héros du premier jeu Pitfall et son rejeton sont en expédition dans un temple Maya lorsque notre aventurier sénior se fait enlever. Vous, en la personne de son fils, devrez parcourir différents niveaux pour le retrouver et en bonne santé si possible. Mais attention à vous car vous aurez différents environnements légèrement labyrinthiques à  parcourir, vous devrez vous frotter à la faune et la flore locale et exploiter toutes les possibilités offertes par le terrain sans oublier d’éviter moult pièges. Alors, amis aventuriers de la première heure et fans d’Indiana Jones devant l’éternel, êtes vous prêts à participer à cette aventure épique au cœur d’une jungle des plus dangereuse? Quelle que soit votre réponse, moi je suis clairement partant et d’ailleurs j’y suis allé de bon cœur.


C’est bôôôôô.

Ce Pitfall va vous faire voyager au possible et pas seulement en vous promenant dans différents environnements, loin de là. Alors il faut savoir  que ce jeu est beau, mais alors vraiment très beau et détaillé. Peu de jeux sur Megadrive ont proposé un pareil niveau de détail. Et vous reconnaîtrez toujours du premier coup d’œil toutes les parties du décor avec lesquelles interagir.  Car oui, vous devrez interagir avec énormément de parties du décor et ce dans tous les niveaux. Grimper aux lianes ou le long de boas, sauter sur des toiles d’araignées géantes, sauter de liane en liane, bondir de pierre en pierre, pousser des chariots de mine, … ce ne sont là que quelques exemples de ce qui vous attend. Et pour aller avec toutes ces interactions, votre héros aura droit à avoir énormément d’animations différentes. C’est à un tel point que je pense que Pitfall battrait presque le record détenu par Aladdin. Vous n’imaginez pas leur nombre. Sauter, tomber, ramper,  lancer un boomerang ou une pierre, grimper, descendre, se cogner contre un mur, glisser, pousser, ... D’un point de vue technique, le tout est proprement admirable avec une énorme fluidité entre toutes ces animations. Et c’est pareil pour toutes les animations des ennemis, que ce soient les jaguars, les chauves-souris, les araignées, les serpents, les rats, les mayas ou tout autre ennemi. C’est du grand art.


Le top du level-design.

Ce titre en raconte déjà énormément et je vais développer un peu pourquoi. Dites vous en premier lieu qu’aucun niveau n’est linéaire. Oubliez le fait d’aller simplement de gauche à droite car il vous faudra monter, descendre, bondir, activer des interrupteurs et utiliser des passages secrets à gogo et même voyager dans l’arrière plan. L’architecture des niveaux peut sembler assez torturée mais elle est vraiment très bien réalisée. Vous ne vous perdrez jamais vraiment car il y a des checkpoints disséminés dans chaque niveau et chaque checkpoint atteint vous montre la direction du suivant. Concernant l’architecture, vous verrez souvent que vous devrez vous déplacer suivant plusieurs niveaux de profondeur ce qui accentue encore la complexité (toute relative, je vous rassure). Et pour ceux qui détestent avoir des décors en avant plan qui cachent vos déplacements, sachez que ça n’arrive que rarement et que cela ne cause pas réellement de désagrément. Dans ce Pitfall, cette astuce est plutôt utilisée à bon escient pour vous forcer à explorer un peu à l’aveugle certaines zones. C’est très prenant car il y a beaucoup de petites choses comme des petits bonus un peux spéciaux ou des zones secrètes à trouver en effectuant certains actions spécifiques. Par exemple, faire exploser un baril près d’un certain mur ouvre une zone bonus. Et pour les gros fans, sachez que le jeu original de l’Atari 2600 est disponible, caché derrière une manipulation à l’écran titre.


Et maintenant, les petits moins.

Comme chaque jeu (ou presque), Pitfall – The Mayan Adventure n’est pas exempt de défauts même si ceux-ci sont assez peu nombreux. Le premier défaut que je citerais vient de l’inertie du personnage que vous contrôlez. Faire un demi-tour ou s’arrêter à temps pour éviter de se cogner à un mur prends un petit temps de latence du aux mouvements que votre personnage exécute. Les animations sont géniales mais c’est parfois un peu gênant. Ensuite, le jeu propose un challenge conséquent qui risque d’en énerver plus d’un. Enfin, c’est très bien d’avoir plusieurs sortes d’armes, mais leur sélection est parfois un peu brouillonne. Si on trouve une arme, elle se sélectionne parfois toute seule et vous fait perdre souvent des munitions fort précieuses pour les combats contre les boss. Et puis … ben c’est à peu près tout. La musique est très bonne, l’ambiance aussi, les graphismes sont superbes et le level-design est plus que correct. Je suis très content d’avoir gardé ce jeu durant toutes ces années dans ma ludothèque car il est toujours aussi bon et même meilleur que certains titres beaucoup plus récents comme tels que des jeux sur Game Boy Advance par exemple.


Prend ce chapeau et ce fouet, fils.

Pitfall – The Mayan Adventure est un énorme classique de l’époque des consoles 16 bits qui n’a rien perdu de sa superbe. Ce super plateformer peut encore ravir bien des joueurs, surtout les fans d’Indiana Jones, tout en restant très beau, même pour l’époque. C’est un titre de grande qualité à avoir dans toute bonne ludothèque rétro.



Appréciation globale
8/10