7 février 2014

MASTER SYSTEM : Ghouls'N Ghosts


Du temps des consoles 8 bits, lorsque Nintendo et Sega se partageaient le paysage vidéo-ludique, certains jeux se devaient de faire partie de votre collection. Pourquoi? Hé bien parce qu’il était de connaissance populaire que ces jeux étaient très bons même si parfois ils étaient aussi super difficiles. Et voilà, l’un d’entre eux est sur mon banc de test : Ghoul’s N Ghosts sur Master System.





Nostalgie : over 9000!

En ce temps là, j’étais encore un jeune homme peu habitué aux jeux vidéo. Pourtant j’avais déjà joué à Ghost’N Goblins en arcade et j’avais adoré malgré la difficulté. Et cette petite merveille est tombée entre mes mains, pour mon anniversaire. Merci Papa et Maman. Et les premiers essais étaient difficiles mais faisables. Et puis, des amis à l’école commençaient à se moquer un peu car ils connaissaient la version NES qui était quasi impossible à finir. Voilà un challenge que je me suis plu à relever et j’ai terminé le jeu en trois ou quatre semaines (en ne jouant pas beaucoup non plus). Et me revoilà aujourd’hui à relancer ce jeu et là, tous les souvenirs reviennent à une vitesse incroyable : les niveaux, les mécaniques et surtout les musiques. Aaahhhh, ces musiques qui restent d’un très bon niveau pour de la Master System mais qui sont vraiment inoubliables. Mais recentrons nous un peu sur le jeu qui vous demande à vous, le chevalier Arthur, de sauver votre bien aimée des griffes du démon. De toutes façons, le but est de passer tous les niveaux et c’est tout … à l’époque, l’histoire n’avais pas encore trop d’incidence. Le seul point important est que lorsqu’Arthur est blessé, il perd son armure et se retrouve en caleçon et c’est super drôle.



Simple et terriblement efficace.

Le système de jeu de Ghouls’N Ghost est assez simple : un bouton pour tirer, un pour sauter et c’est tout. On peut tirer en hauteur et, pendant un saut, tirer en bas. Voilà tout et c’est plus que suffisant. Votre chevalier doit parcourir divers niveaux en trouvant à différents endroits des coffres (qui apparaissent souvent en sautant à divers endroits). Ces coffres contiennent trois choses : un magicien qui vous change en canard ou en en petit vieux (si vous n’avez pas d’armure) pendant quelques secondes, une arme et une porte. Il y a différentes armes qui sont plus ou moins efficaces. La porte en revanche vous mène vers un choix de pièces d’armure de couleurs (rouge, verte, …). Ces armures proposent plus de vitesse, de protection et un pouvoir magique à utiliser plus ou moins puissant suivant la charge que vous y mettez en gardant le bouton de tir appuyé. Et les contrôles, s’ils sont simples sont également terriblement efficaces car très réactifs.




Soyez efficaces.

Ce jeu est prenant, assez long au départ mais propose un lot de changements de gameplay très intéressant. Déjà, on peut revenir en arrière ce qui peut être assez utile dans certains niveaux. Ensuite, il y a un niveau qui est à scrolling automatique et fait penser à un petit shoot’them up, les passages avec les langues de monstres qui vous font avancer contre votre grès ... Et il y a aussi quelques particularités comme le vent dans le premier niveau qui vous ralenti terriblement. A vous de bien jauger toutes ces subtilités pour gagner. Aussi, les coffres à trésor sont assez importants et doivent tous être trouvés pour obtenir rapidement l’armure d’or complète car sans cette armure, vous ne pouvez pas obtenir l’arme la plus puissante du jeu : la boule de feu. En quoi est-ce important? Hé bien si vous arrivez à la porte du boss du dernier niveau sans cette arme … hé bien vous devrez recommencer tout le jeu depuis le début. Hé oui, c’est comme ça. Mais rassurez-vous car le second voyage devient bien plus facile avec l’armure d’or qui vous permet d’aller beaucoup plus vite et aussi avec la boule de feu qui démoli les monstres et boss bien plus efficacement. Surtout, vous ne devrez plus vous en faire avec les coffres au trésor vu que vous aurez déjà récolté tous les trésors. Donc, si le premier parcours est assez difficile, le deuxième n’est plus qu’une promenade de santé. Je regrette quand même d’utiliser cet artifice pour gagner en durée de vie alors que dans la version NES, on recommence juste le dernier niveau.



Une belle prouesse technique.

J’ai pu aussi m’essayer à la version Megadrive et il est assez bluffant de constater à quel point cette version Master System est proche. Les niveaux, les monstres, les musiques … c’est la même chose mais la Megadrive a, bien sur, des graphismes plus jolis et une musique mieux rendue. Autrement c’est la même chose à un détail près. Pourtant, cette version Master System pêche à cause de son support qui a du mal à gérer tous ces détails. Et il est fréquent de se retrouver avec des ralentissements en plein milieu du jeu. Mais à part ce point, je n’ai rien vraiment à redire à ce Ghouls’N Ghosts qui est une petite merveille avec une durée de vie très correcte, un challenge conséquent et qui propose autant de variations de gameplay. J’ai adoré ce jeu à l’époque et ça a été la même chose lorsque j’y ai rejoué pour ce test. D’autant que j’avais encore en mémoire les niveaux et une bonne partie des coffres aussi je l’ai fini quasi du premier coup. C’est un jeu de légende qui m’a laissé de très bons souvenirs et qui a toujours de très bons restes.



Une valeur sure.

Ghouls’N Ghosts est une petite bombe assez accessible, très bien réalisé et qui n’a pas encore pris trop de ride. Mais soyons francs, si vous avez une Megadrive, essayez plutôt de le prendre sur ce support car c’est la même chose mais en mieux. Autrement, cette version Master System est à posséder d’urgence.

Appréciation globale
8/10