13 décembre 2013

PSP : James Cameron's Avatar - The Game



James Cameron est un gars qui adore faire des films avec un budget de malade. Citons par exemple Abyss, Terminator 2, Titanic ou, plus récemment Avatar. A chaque fois, le succès est au rendez-vous mais on sait tous que les succès cinématographique n’ont pas autant de panache dans leurs jeux vidéo officiels (Harry Potter et bien d’autres s’en souviennent encore). Alors, espérons que cette version PSP s’en sorte au moins avec les honneurs mais je préfère avoir un peu de réserve sur ce coup.





Bienvenue sur Pandora.

Pour les retardataires du dernier rang qui n’auraient (pauvres âmes) pas entendu parler d’Avatar, sachez que ça n’a rien à voir avec un dessin animé sur un maître de l’air diffusésur Nickelodeon. On parle ici d’un film se passant sur une planète aussi lointaine que verdoyante où l’homme veut s’imposer en maître pour piller les ressources naturelles. Les habitants locaux, les Na’vi, n’étant pas super d’accord. Via une expérience nommée Avatar, un humain glisse son esprit dans un corps de Na’vi créé artificiellement  pour aller discuter directement avec les indigène et gagner leur confiance, le héros du film va petit à petit s’attacher aux Na’vi et principalement à l’une d’entre eux. S’en suit les prévisibles rebellions contre l’autorité, la lutte écologiste et l’histoire d’amour à deux sous (où les cheveux servent aux rapports sexuels … si, si). Si Avatar a marqué les esprits, ce n’est pas pour son histoire archi-convenue qui ne surprend pas une seconde mais plutôt par l’approche du scénario (les humains sont les méchants qui détruisent la nature) et surtout par le déluge graphique vu que la grande majorité du film a été réalisée en images de synthèse et, il faut le reconnaître, le résultat est de toute beauté. Si vous ne connaissez pas, essayez de le voir car il est visuellement époustouflant. Mais ne nous éloignons pas trop du sujet de départ : Avatar – le jeu vidéo sur PSP.



Changement d’optique.

Bonne chose, le jeu ne suit pas du tout la trame du film mais parle plutôt d’une histoire parallèle mettant en scène un guerrier Na’vi un poil revanchard qui pourchasse l’humain responsable de la mort de sa famille, de la destruction de son village et de l’éradication de tout son clan. La petite nature … il n’avait qu’à mordre un peu sur sa chique mais non … bah. Donc, tout au long des 12 niveaux, on sera à la poursuite du dit méchant, on devra tuer des soldats, des ATM (gros robots pilotés), détruire des hélicoptères, des bases, et même le gros, l’énorme vaisseau de guerre humain (costaud, le gars). Pour ce faire, notre sympathique guerrier aura à sa disposition deux armes. La premier est un bâton qui lui servira à frapper ses ennemis mais aussi à ouvrir des portes, des boites, des consoles de commande et même à détruire des tourelles. La seconde est un arc qui lui permettra de tuer les soldats (principalement) et de faire exploser des tonneaux. Il aura aussi la possibilité d’améliorer un peu ses capacités et armes via une bonne distribution d’esprit de la nature (petits nuages blancs) récoltés au long de ses pérégrinations.



Premier point d’attention.

Avatar - le film est magnifique, je l’ai dit. Aussi j’étais vraiment curieux de voir à quoi le jeu pouvait ressembler. Comment dire … j’ai été assez déçu. D’accord, les environnements de forêt ressemblent bien au film mais la qualité n’est pas trop au rendez-vous. C’est bien mais sans plus. Les environnements humais par contre sont très quelconques. Pas trop mal réalisés mais très en deçà de ce qu’on peut espérer d’un titre estampillé Avatar. Le pompon vient avec le design des personnages. Si on reconnaît (de loin) les protagonistes, de près ils sont super moches avec des textures complètement ratées. Les animations sont juste correctes mais là aussi je m’attendais à bien mieux. Constat très mitigé pour cette entrée en matière. Ensuite, vu qu’on incarne un guerrier Na’vi, je m’attendais à des courses épiques dans la forêt et des combats dantesques comme dans le film et à une multitude d’animaux féroces mais là encore, déception : on est face à un jeu d’infiltration. De quoi? Infiltration? Hé oui bonnes gens, mais attention, n’est pas Solid Snake qui veut malheureusement. Si votre guerrier passe automatiquement en mode furtif (en gros, il se baisse et avance doucement … tout le temps … pfff), il lui manque beaucoup de choses pour être pleinement efficace. Et concernant les animaux, vous en verrez 2 dans le jeu : votre dragon et une espèce de rhinocéros, point barre. Zut de zut, je voulais au moins voir le gros tigre!



Ratés en série.

La partie d’infiltration souffre de plusieurs problèmes, le premier étant relatif à la caméra. Comme on ne peut pas la gérer, elle essaie maladroitement de suivre vos déplacements bien qu’on puisse la recentrer avec la touche L. Ladite touche L permet aussi de cibler et suivre un ennemi mais du coup on perd sa propre vue de l’environnement. Ensuite, la caméra va souvent se cacher derrière des décors et vous vous retrouvez masqué de l’écran. Le fait de cibler ses ennemis est bien pour les descendre à coup de flèche mais la plupart du temps, vous ne pourrez même pas toucher vos ennemis car la portée de votre arc n’est pas suffisante. Heureusement qu’il vous est possible de vous rapprocher discrètement en utilisant les hauteurs, les herbes hautes, l’eau ou en vous cachant derrière des décors pour asséner un coup en douce (imparable et super efficace). Là encore, problème : vos ennemis ont le Q.I. d’une huitre. S’ils vous voient, ils vont vous tirer comme un lapin mais une fois perdu de vue, ils vont doucement se calmer et repartir à leurs pénates sans paniquer. Ils ne viendront même pas vous chercher … sérieux, c’est trop facile comme ça. Autre chose, on a quelques passages à dos de lézard volant qui, s’ils sont assez beau, sont répétitifs au possible et n’apportent rien au jeu à part voir les montagnes volantes. A ce sujet, il est abusé de répéter plusieurs fois des attaques d’hélicoptères dans le même environnement et avec les mêmes QTE pour s’en débarrasser. C’est d’ailleurs une critique générale car le jeu est blindé de QTE en tous genres qui n’apportent rien au jeu. Derniers point qui ont fini de me faire considérer Avatar comme un mauvais jeu, la durée de vie est ridiculement basse (entre 2 et 3H de jeu) et il n’y a quasi pas de cinématiques. Tous les passages importants se résument à un écran plein de texte super ennuyeux, même la fin (qui ne ressemble à rien soit dit en passant).



Préférez le film, vraiment.

Encore une adaptation de film qui s’avère être une belle d’aube. Avatar n’a rien pour se démarquer sur PSP tout en se payant le luxe de n’être ni maniable, ni vraiment beau, ni même intéressant. Quelques passages un peu plus beaux que les autres et sa tentative d’histoire originale lui sauvent quelques points mais ça ne lui évitera pas le naufrage intégral.




Genre : Plateforme 3DSous-genre : Aventure
Jeu de référence (PSP)Les Simpsons - Le Jeu (5/10)
Recherche graphique
Travail du scénario
Qualité des contrôles
Profondeur du gameplay
Qualité auditive (sons)
Level-design
Contenu/durée de vie
Ambiance
Appréciation globale
3/10