6 mai 2013

GAME BOY : Star Trek 25th Anniversary



Des adaptations des séries Start Trek en jeu vidéo, il y en a eu de toutes les sortes et sur tous les supports. Certaines étaient très bonnes, d’autres très mais alors très mauvaises mais souvent les jeux tirés de cette licence étaient assez moyens. Pour les 25 ans de la série originale, on a eu droit à un opus spécial sorti sur Game Boy. Me voilà donc aux commandes de l’U.S.S. Enterprise prêt à parcourir un univers sombre et monochrome.



 

Bonjour capitaine Kirk.

C’est par ces mots que le jeu commence. StarFleet vous informe directement de votre mission : une machine appelée Doomsday Machine qui a la particularité de détruire les planètes sur son chemin se dirige droit vers la terre et votre mission sera de l’arrêter. Coup de chance, comme cette machine gigantesque a été repérée depuis des mois, les ingénieurs de StarFleet ont eu le temps de créer une arme capable de détruire le Doomsday Machine. Malheureusement, les Klingons ont été informés de l’existence de cette arme et, en pleine guerre avec  la fédération, a cru que cette arme étaient destinée à détruire ses vaisseaux. Les Klingons ont dont arraisonné le vaisseau  qui transportait la fameuse arme  et ont divisé celle-ci en 12 parties placées sur 3 planètes lointaines. Il faudra donc à Kirk et à son équipage atteindre ces 3 planètes, retrouver sur chacune les 4 pièces disséminées de l’arme et enfin détruire le Doomsday Machine. Jusqu’ici, je ne vois pas comment cette histoire pourrait mal tourner.



 

 

 

 

 

 

 

Scotty, vous me recevez ?

Le jeu se déroule donc en deux modes bien distincts : dans le premier il faut voyager dans l’espace et atteindre les 3 planètes (ou le Doomsday Machine) et dans le second se promener sur les planètes et chercher les parties de l’arme. Concernant la partie spatiale, tout commence sur un plan quadrillé représentant la galaxie sur lequel vous pouvez diriger l’Enterprise afin de parcourir le trajet le moins dangereux. Vous devrez donc traverser des champs d’astéroïdes,  des vagues de vaisseaux Klingons et des zone spatiales appelées Amoeba. Cette dernière zone étant en fait un organisme cellulaire géant qui apparaît dans un des épisodes de la première série Start Trek. Dans tous les cas, entrer dans une zone vous passera en vue de shoot’em up à défilement horizontal où vous contrôlerez l’entreprise et devrez atteindre la fin de la zone en vie. Vous pourrez prendre des dégâts mais votre bouclier vous sauvera  pendant les premiers impacts. Pour cette phase, vous aurez deux armes à disposition : les phasers et les missiles à photons. Si le premier est illimité, les torpilles viennent en nombre restreint et ne devront  être utilisé qu’en dernier recours. Petite particularité intéressante, aller vers la droite fera accélérer votre vaisseau  mais aussi la vitesse de défilement du niveau … même si c’est assez dangereux, surtout dans un champ d’astéroïdes.



 

 

 

 

 

 

 

Téléportation Monsieur Spock.

Une fois une planète atteinte, une courte séquence de ‘landing party’ vous verra apparaître avec Scotty et Spock qui s’éloigneront bien vite de vous. En vue du dessus un peu comme un Zelda, vous parcourrez la planète pour trouver les 4 morceaux d’armes disséminées sur chacune d’elles. Celles-ci sont cachées dans des rochers ou d’autres éléments de décors qui devront être détruits avec votre phaser. Pour trouver ces pièces, vous disposez d’un dispositif radar qui vous indiquera la direction approximative vers la pièce la plus proche pour peu qu’il y en ait une pas trop éloignée.  En gros, il vous faudra parfois marcher longtemps pour enfin voir votre radar réagir. De temps en temps, Scotty et Spock vous enverront un message concernant la faune, la flore ou quelque autre sujet concernant votre mission. En parlant de faune et de flore, sachez que quasi tout sur ces planètes vous sera hostile. Boue toxique, pièges électriques, monstres humanoïdes, plantes empoisonnées ... rien ne vous sera épargné. En plus, votre phaser a une batterie qui s’épuise assez vite et il faudra parfois jouer avec le mode stunt (assommer) pour paralyser un ennemi et s’enfuir. Heureusement, on pourra trouver çà et là des recharges ou des packs de soin. Une fois récupérés tous les morceaux de l’arme, vous aurez encore à voyager dans l’espace pour atteindre le Doomsday Machine et le détruire petit bout par petit bout.



 

 

 

 

 

 

 

L’espace … l’ultime frontière …

Il faut être honnête, l’esprit de Star Trek est bien présent et on se prend assez vite au jeu. Les graphismes sont passables sans être exceptionnels et les images avec les personnages du jeu sont bien réalisées. Les musiques et bruitages par contre sont assez médiocres, même pour de la Game Boy.  La durée de vie est assez moyenne avec moins d’une heure de jeu mais c’est suffisant. Par contre, si l’idée d’alterner les modes de jeu (tir et exploration) est louable, il est dommage que la phase de tir soit assez ratée. Cette partie, qui représente la majorité du jeu, est lente, pas très maniable et peu intéressante.  Vous tenterez toujours de l’écourter au possible en évitant comme la peste les zones remplies de vaisseaux Klingons. En plus, ces parties sont assez longues et difficiles (sauf l’espace Amoeba) et rebuteront grand nombre de joueurs. Concernant la partie d’exploration, il n’y a rien grand-chose à dire. Cette partie est assez bien réalisée, on peut analyser les plantes et décors comme dans la série et la difficulté est relativement correcte. Concernant le Doomsday Machine, le vaincre n’est pas vraiment un challenge et vous y arriverez probablement du premier coup ce qui est un peu dommage étant donné qu’il s’agit du seul boss du jeu.




 

 

 

 

 

 

 

 

Une vie longue et prospère.

Au final, Star Trek 25th Anniversary donne une impression en demi-teinte.  Les phases de shoot sont trop laborieuses et trop nombreuses et les phases d’exploration, si elles sont assez réussies, ne peuvent pas sauver ce jeu.  Je pense que l’idée de départ du jeu est bonne, le scénario original et les nombreuses références feront plaisir aux fans mais la réalisation et les mauvaises décisions de style de jeu lui mettent du plomb dans l’aile. Dommage.



Appréciation globale
5/10