27 avril 2013

PLAYSTATION 3 : Lollipop Chainsaw


Attention les amateurs de zombies, êtes-vous prêts à prendre à contrepied tout ce que vous avez pu apprendre depuis « Le retour des morts-vivants » jusqu’à « Walking Dead » ? Dans ce cas, bienvenue dans le petit monde de Lollipop Chainsaw où les zombies sont certes agressifs mais le personnage principal dénote particulièrement. Dites donc bonjour à notre cheerleader joyeuse et amoureuse  qui manie la tronçonneuse Comme Van Gogh maniait ses pinceaux.




 

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

J’adore les jeux avec un humour très décalé et ici j’ai clairement été gâté avec Juliet. Cette gentille fillette, chef des cheerleaders de son école, est super contente aujourd’hui : c’est son anniversaire. Et ce beau jour, elle compte bien le passer avec Nick, son petit ami, qui doit de plus rencontrer enfin les parents de sa belle. Tout va bien dans le meilleur des mondes … sauf que … certains préfèrent quand rien ne va du tout. En l’occurrence, un autre élève au style très gothique (limite la marionnette du film Saw) a décidé d’ouvrir un passage entre notre monde et le monde de la pourriture, chouette endroit  très accueillant remplis de zombies. A cause de ça, la plupart des élèves et habitants de la ville se transforment alors en monstres dévoreurs de chair vivante. Heureusement, Juliet n’est pas du genre à se cacher et pleurer dans son coin. Armée de sa tronçonneuse, elle se fera un plaisir de calmer les ardeurs de hordes de zombies, surtout que Nick est coincé au milieu de cette horde assassine. A vous de le sauver (et accessoirement d’autres survivants) mais au vu des quelques photos qui illustrent ce test, vous aurez compris que cette tête accrochée à la ceinture de Juliet a passé un mauvais quart d’heure.



 

 

 

 

 

Family Business.

Tout au long de ses pérégrinations, Juliet pourra compter sur le soutient de sa famille dont son père et ses deux sœurs, tous chasseurs de zombies professionnels (c’est de famille). D’ailleurs chacun a sa spécialité : si le père est un dur à cuire qui écrase ses ennemis à coups de poing, la grande sœur est un sniper et la petite une véritable catastrophe au volant (mais elle adore écraser les zombies). Dans tous les cas, ce sera vous qui vous occuperez principalement de faire le ménage et le tout en rythme et avec des paillettes s’il vous plait. Juliet manie facilement son arme et se permet des mouvements tout en souplesse mais souvent très drôles. Histoire d’ajouter de la puissance au gameplay, on peu acheter dans des petits magasins disposés sur votre route de nouvelles techniques et combos, de quoi augmenter votre vie/force/portée/vitesse récupération voire pleins de petits bonus plus ou moins sympas. Et les nouvelles techniques que vous achèterez sont souvent dévastatrices ou parfois simplement rigolotes (voire un peu perverses). Hé oui, Juliet est courte vêtue et vous verrez souvent le blanc de sa culotte (bande de cochons, va). Pire, vous pourrez acheter de nouvelles tenues dont certaines comportent de moins en moins de tissu. Tout ca me rappelle diablement Bayonetta … mais laissons là les détails un peu frou-frou et entrons plus en détail dans le jeu.



 

 

 

 

 

Cerveauuuuuuu …

Graphiquement, il n’est pas trop mal avec son style en cell-shadding qui, certes, ne plaira pas à tout le monde.  Les personnages sont bien animés et les décors sont assez variés avec par exemple l’école, la ville, la ferme, la salle d’arcade, la casse de voiture, … On a même droit à plusieurs passages qui sont plus des mini-jeux qu’autre chose mais qui sont également  aussi variés que dépaysant. En effet, vous pourrez jouer une partie de basket où vous devrez marquer des paniers avec la tête fraichement tronçonnée des membres de l’équipe adverse, entrer dans d’anciens jeux-vidéos tel Pac-Man et … mais je vais m’arrêter là pour ne pas trop vous gâcher la surprise. Dans tous les cas, on s’amuse bien et c’est le principal. Au niveau des contrôles, c’est relativement correct et facile à prendre en main. On découpe facilement les zombies et on peut même leur couper la tête, les bras ou les jambes sans trop d’effort. Maintenant, ne croyez pas que vous serez limités à cette seule tronçonneuse … il y a plus à voir.



 

 

 

 

 

PAN dans l’œil !

Pour son anniversaire, la famille de Juliet lui offrira plusieurs améliorations pour sa tronçonneuse. Vous pourrez par exemple effectuer des courses en plantant la lame de votre tronçonneuse dans le sol, elle vous permettra aussi de tirer de petits obus tel un mini-canon et même vous pourrez utiliser la tête de Nick comme munition. Autant dire que certains passage du jeu changeront complètement de style lorsque debout sur un bus en roue libre vous devrez tirer sur des zombies volants ou lorsque vous devrez sauter de toit en toit en courant tiré par votre tronçonneuse. Et, juste pour encore plus faire plaisir aux joueurs, vous aurez droit à des passages utilisant des QTE (Quick Time Event) pour atteindre des plates-formes éloignées en sautant sur des zombies par exemple. Enfin, sachez que Nick vous sera très utile car vous pourrez l’attacher sur le corps de zombies étêtés pour qu’il en prenne le contrôle et effectue des actions telles que détruire ou ouvrir des portes, … le tout rythmé par les danses et pompons de Juliet.



 

 

 

 

 

On danse, poupée ?

Concernant les ennemis, là aussi on a de bonnes surprises avec les zombies. Au fur et à mesure de vos pérégrinations, vous ferez face à de plus en plus de zombies différents qui auront leur façon propre d’attaquer, de résister à vos attaques ou encore qui demandent un certain doigté pour leur porter le coup de grâce. Citons les pompiers cracheurs de feu, les policiers qui vous tirent dessus, les joueurs de football américain qui vous foncent dessus, de grosses brutes qui se servent d’autres zombies comme arme de jet, le reste des cheerleaders et leur acrobaties, les basketteurs, les coureurs, les joueurs de baseball, ceux qui explosent … et j’en passe et des meilleures. N’oublions pas les principaux ennemis : les boss. Cinq grands zombies seront à vaincre avant de pouvoir affronter le boss final. Concernant ces cinq grands zombies … je suis assez perplexe car leur niveau de difficulté varie entre le très facile et le bien costaud MAIS pas dans l’ordre où on les rencontre. Je prends pour exemple que le deuxième et incroyablement plus facile que le premier (qui pour moi est le plus intéressant des boss du jeu).  Mais ce que je vais regretter le plus dans ce jeu est sa durée de vie (entre 6 et 8 heures) ainsi que sa fin un peu téléphonée.



 

 

 

 

 

Alors, le bilan ?

En fait il est plutôt positif. Le jeu est bien réalisé avec beaucoup de variétés, de très bonnes music rock vous chatouillent les oreilles, les voix et dialogues sont de bonne qualité et on s’amuse beaucoup. D’accord, Lollipop Chainsaw est un peu court mais il profite d’une bonne re-jouabilité. Une bonne surprise donc qui plaira assurément aux amateurs de zombies et d’humour noir.

Appréciation globale
7/10