4 avril 2013

MEGADRIVE : Another World


Une fois de plus, je vais m’attaquer à du lourd. Un des jeux les plus connu et reconnu de tous les temps. Je veux bien entendu parler du célèbre Another World. Je peux le dire sans crainte : il s’agit probablement  d’un des  3 jeux qui m’a laissé la plus grande impression (avec Final Fantasy VI et Soul Calibur) durant ma longue carrière de joueur.  Chronique d’une légende totalement  inattendue.

 

 

 

Un éclair, un flash … et l’aventure commence.

Le scénario de base d’Another World est simple : une expérience tourne au désastre suite à un éclair et le savant concerné est téléporté dans un autre monde. Celui-ci va devoir survivre dans ce monde étrange ainsi qu’aux autochtones.  C’est simple mais puissant dans la mise en place de l’histoire. On se retrouve vraiment dans un véritable film interactif avec ses rebondissements,  son évolution narrative, sa découverte de cet autre monde et tout ce que ça implique. Le joueur se trouve très impliqué dans l’histoire et les magnifiques cut-scenes rajoutent encore à l’immersion. Le tout donne un résultat absolument remarquable. Imaginez des scènes où la tension est presque palpable et vous, les mains crispées sur le pad, luttez pour rester en vie. La musique, elle aussi vraiment magnifique, vous plongera encore plus profond dans cet univers un peu glauque mais captivant.


 

 

 

 

 



Un nouveau regard sur le monde.

Si vous avez comme moi découvert en 1992 Another world, la claque graphique reçue faisait entrer directement Another World, ce petit jeu sorti de nulle part fait par une seule personne, dans la cours des grands. Et quand je parle de la cours des grands, c’est peu dire. Another World a été le premier jeu sur console utilisant de vrais composants 3D. Avec un rendu graphique incroyable et un aspect visuel hors du commun, Another World a marqué d’une pierre blanche le monde des jeux vidéo. Imaginez-vous face à un énième clone de Prince Of Persia mais voilà, l’expérience est totalement différente. Visuellement, bien sur, mais également à tous les autres niveaux. Déjà, on se liera d’amitié avec un prisonnier qui vous suivra tout au long de l’aventure. Ensuite,  notre héros marche, cours et saute comme dans Prince of Persia pourtant, son éventail d’action peut évoluer suivant la situation. S’accrocher à une liane pour fuir un gros monstre noir, donner un coup dans les #### d’un autochtone, nager, ramper ou rouler dans des conduits d’aération n’en sont que quelques exemples. Le laser que notre héros trouvera rapidement lui sera également d’une grande utilité. Celui-ci, outre son tir principal, pourra générer un champ de protection face aux tirs ennemis ou encore tirer une salve destructrice contre les écrans de protection adverses. J’apprécie fortement les passages ou, séparé de votre acolyte, on le voit à un autre niveau et on doit l’aider ou encore lorsqu’on doit menacer un garde pour lui faire fermer une porte blindée qui vous protègera un peu plus tard.
















La mort, un  passage obligé.

La mort … Elle peut venir de bien des façons. Empoisonné par une grosse limace, désintégré, dévoré vivant, empalé ou écrasé par terre lors d’un saut raté, noyé, brulé par la vapeur, explosé, … tout est envisageable. C’est d’ailleurs au point qu’il vous faudra mourir des dizaines et des dizaines de fois pour terminer le jeu. En effet, il est impossible de finir la plupart des passages sans être tombé au moins une fois dans tous les pièges posés sur votre route. En l’occurrence, il s’agit principalement (selon moi) d’une façon d’augmenter la durée de vie du jeu car celle-ci est extrêmement courte. Comptez pour un joueur expérimenté moins d’une demi-heure pour terminer le jeu. C’est vrai qu’avec le recul, c’est très court. Cependant, le chemin à parcourir avant de pouvoir réellement terminer le jeu en une demi-heure est très long. Le gros bémol d’Another world vient principalement des ralentissements en cours de jeu. On voit directement que les écrans un peu trop chargés en détails ou en ennemis deviennent vite très lents, à la limite même de l’injouable. On sent réellement que la console souffre et atteint ses limites. Pourtant, on s’en sort et c’est surtout grâce à la très bonne maniabilité du personnage.
















Une légende est née.

Another World a été pour moi une expérience unique et totalement surprenante. Enfin un jeu immersif au possible, graphiquement incroyable et en plus doté d’une ambiance totalement transcendante. Si vous avez l’occasion d’essayer la version 20ème anniversaire, n’hésitez pas ( HD, graphismes plus fins et fluidité totale). Pour les aficionados, La version originale est et sera pour toujours un des plus grands monuments du jeu vidéo.



Appréciation globale

8/10