19 juillet 2017

XBOX : Pariah


Ah, les jeux que l’on achète à la jaquette. Des fois on a de bonnes surprise, des fois pas. Le pire c’est quand on te vend du rêve genre « Le remède idéal à la fièvre du FPS » ou « Game of the month XBOX Magasine ». La bonne blague. Je me demande si ce n’était pas disette questions sorties durant ce mois-là.

Ebola, quand tu nous tiens.

L’histoire de Pariah démarre alors qu’un scientifique transporte une femme, contaminée par un puissant virus, en sommeil dans une capsule spéciale. Tout serait parfait si leur vaisseau ne se faisait pas descendre par un tir de roquette tirée par des pillards. Dès lors, tout s’emballe : la jeune femme se réveille et vous contamine, vos deux membres d’équipage se font descendre et vous devrez vous occuper vous-même de la menace des pillards et de retrouver cette étrange jeune femme. Et là encore ce n’est rien car votre propre d’organisation militaire semble désormais vouloir retrouver votre amie mais également veut votre mort. Sale journée pour un simple petit convoi. 


C’est beau maaaiiisss.

Premier constat, Pariah est joli. Pour un jeu XBOX, il faut reconnaître que les graphismes sont plutôt pas mal. Les personnages plus principalement ont un très beau niveau de détail et les visages sont bien réussis. Pour les décors, c’est généralement joli mais la qualité des textures sont souvent inégales. On côtoie le bon et une minute après, principalement en intérieur, cela devient vite très banal. Mais dans l’ensemble, on sent bien que le moteur de jeu Havoc fait bien le taf. Eeeet, je pense qu’on a fait le tour des points positifs. « Quoi ? » me diriez-vous. Mais oui, c’est vraiment tout car il n’y a rien de bien folichon dans ce Pariah. Déjà, l’histoire est assez incompréhensible. Les différentes cut-scène semblent plus que souvent incomplètes. Soit elles démarrent trop tard, soit elles s’arrêtent trop top ce qui fait qu’on semble à chaque fois rater quelque chose. Pareil pour les rares personnages que l’on croise, ils arrivent systématiquement sans prévenir, racontent n’importe quoi et on ne sait souvent rien d’eux. On m’a dit que l’histoire ne sert à rien car c’est le jeu en réseau qui est exceptionnel. Oui mais vu qu’il n’y a plus de mode réseau (hormis réseau local que je n’ai pas essayé), ce n’est plus un argument. Donc il ne reste que le solo qui n’est pour le moment pas terrible. On me dira aussi que dans un FPS finalement ce n’est pas l’histoire qui prévaut mais plutôt le gameplay. Ok, vous vraiment qu’on parle du gameplay ? Bon ben … allons-y alors.


Originalité, quand tu nous tiens.

Le gameplay en général n’est pas mauvais mais il n’est franchement pas terrible. Les déplacements sont parfois laborieux et les déplacements en véhicules sont assez nuls. Dans ce cas, on est à la limite du contrôlable car c’est les véhicules avancent dans la direction de la caméra … même en marche arrière. Du coup on utilise les véhicules juste en ligne droite pour accélérer le déplacement dans les trois ou quatre niveaux où c’est possible et dès que çà se castagne, on va à pied. Car se battre en utilisant les armes des véhicules est juste de la torture. Et pire, un niveau est dédié à un combat en véhicule … joie. Et on continue avec la mécanique des armes qui semblait être intéressante car les armes peuvent être upgradées. On trouve çà et là des points utilisables pour ces mises à jour. Ce serait bien si les armes ne donnaient pas une impression de mollesse constante. Même une balle de fusil sniper ne fait pas reculer sa cible. Les grenades en revanches sont idéales pour faire faire des sauts artistiques. A croire que la gravité semble changer avec ces explosions. Heureusement que l’IA des ennemis sauve un peu le tout. Enfin, IA … si on veut. Les ennemis la plupart du temps vont s’enfuir à la limite de la portée de leurs armes pour vous tirer dessus ou vont vous foncer au corps à corps (quand ils bougent). D’ailleurs, mention +1 pour l’arme de corps à corps totalement inutilisable que vous possédez. Et un autre +1 pour larme forcée que vous avez pour le dernier niveau qui sort littéralement de nulle part et a un temps de charge de 5 secondes entre chaque coup. Sympa contre des vagues d’ennemis ou le dernier boss (lui aussi sorti de nulle part).


Est-ce que ça pourrait être pire.

OUI ! Car le jeu est en plus assez long avec ses douze à quinze heures de jeu. Alors imaginez jouez une histoire incompréhensible et insipide avec des ennemis qui partent au trot le plus loin possible ou viennent vous défoncer la tête au corps à corps ET dans des niveaux ratés. Attention, je dis ratés mais cela concerne le level-design. Entre les niveaux gigantesques qui n’ont pas de sens (genre une base géante pour une vingtaine de pillards) et une exploration hasardeuse, vous comprendrez vite que ce ne sera pas une promenade de santé. Revenons dans du positif avec une VF pas trop mal, au moins on comprend ce que les personnages disent et ils ont un minimum de charisme dans la voix. Mais ça ne peut pas sauver le naufrage général. Je ne parlerais pas des bruitages moyens et des musiques très oubliables. Donc le verdict final n’est vraiment pas glorieux.


La tristesse du FPS.

Malgré ce que j’avais pu en lire sur différentes critiques, Pariah a été une vraie galère a terminer. Un mode solo très mou, une histoire incompréhensible, un level-design peu inspiré couplé à un rythme très aléatoire n’ont rien fait pour aider. Pariah, déception est ton surnom.


Appréciation globale
3/10