18 janvier 2017

MEGADRIVE : Jurassic Park

Qui ne connaît pas Jurassic Park, vraiment ? C’est quand même le film qui a révolutionné l’industrie du cinéma du point de vue des effets spéciaux. C’est aussi le film qui a relancé auprès des jeunes l’intérêt pour les dinosaures. Et bien sûr, ce film a été décliné en jeu vidéo sur quasi tous les supports possible dont cette version Megadrive qui nous intéresse.


J’ai dépensé sans compter.

Pour vous résumer rapidement l’histoire de Jurassic Parc (pour les 2 du fond qui ne connaissent pas et qui devraient avoir vraiment honte), c’est juste une énorme suite de très mauvaises idées. Un milliardaire décide de créer un parc d’attraction avec des dinosaures mais pas des animatroniques comme dans un Disneyland, non. Il demande à ses équipes de généticiens de cloner ces petites bestioles inoffensives à partir de sang trouvé dans des moustiques fossilisés. Lorsqu’il demande au professeur Adam Grant, paléontologue, de venir valider son Parc, tout part en cacahuètes. A cause d’un  membre véreux de l’équipe du parc qui coupe le courant des clôtures des dinosaures pour amener discrètement des embryons de dinosaures volés, les dinosaures s’échappent et traquent les quelques personnes restées sur l’île d’Isla Nublar où se trouve le parc. Au menu, on a des procompsognathus petits mais hargneux en groupe, des dilophosaures capables de cracher du venin, de vicieux velociraptors et bien sûr le fameux tyrannosaure. Et tout ce petit monde n’a qu’un seul but : manger.


Deux fois plus de fun.

La grosse particularité de ce Jurassic Park sur Megadrive est qu’il propose deux aventures bien distinctes. Vous aurez le choix entre jouer avec le professeur Grant qui doit essayer de quitter l’île ou vous pourrez jouer avec un velociraptor dont le but est juste de dévorer tout ce qui lui tombe sous les dents. Pour ces deux aventures, le gameplay est également relativement différent mais voyons d’abord l’aspect graphique. Je me souviens avoir acheté ce Jurrasic Park avec ma console (le pack Sonic 2) à l’époque de la sortie du jeu. J’étais à ce moment assez soufflé par les graphismes qui me semblaient tellement impressionnant pour la console. Surtout avec cette tête de tyrannosaure qui crevait l’écran dans certains niveaux. Les différents personnages à l’écran sont toujours assez bien réalisés avec à chaque fois de très bonnes animations. Autant j’étais impressionné à l’époque, autant je continue à trouver que ce Jurasic Park en met toujours bien plein les yeux. Comme quoi quand un jeu est bien réalisé au départ, il vieillir bien. Mais revenons sur le gameplay un instant. On a donc le professeur ou le dinosaure. Dans le cas du velociraptor, c’est assez simple. On avance, on court, on se baisse, on saute, on donne des coups de griffe et surtout on mord et on mange. Le raptor mise tout sur sa vitesse, sa force de frappe et ses sauts gigantesques.


Science power !

Pour le professeur, ce n’est pas la même musique. Notre paléontologue a quand même de la ressource. Courir, glisser, sauter, grimper seront vos mouvements de base. Mais vu la corpulence du bonhomme, ce n’est pas avec cela qu’il s’en sortira. Heureusement, il va trouver sur son chemin tout un éventail de d’armes, de fléchettes soporifiques ainsi que des grenades de toutes sortes. Vu que chaque dinosaure sera plus ou moins sensible à certaines armes, cela donne en plus un aspect un peu plus technique. Par exemple, le tyrannosaure devra être aveuglé avec une grenade flash.  Sans compter que Grant est beaucoup plus fragile que son ami le dinosaure. Une chute un peu trop haute sera fatale et c’est souvent un gros problème. En effet, les sauts de l’ange (sans visibilité) ou les ennemis placés de façon purement vicieuse qui vous feront chuter de haut sont légions pour votre plus grand déplaisir. Concernant l’architecture des niveaux et les décors, je dois reconnaître que le jeu fait quand même très bien son office, avec de petits puzzles par endroits histoire de bien garder le joueur réveillé. Et même, Grant aura un passage en canot assez … étrange vu qu’il faudra souvent jouer à laisser dériver son canot dans des chutes d’eau sous peine de se voir couler.  Le joueur du Grenier avait bien ragé avec ces passages dans la vidéo dédiée et j’avoue avoir eu un peu de mal aussi les premières fois. Mais par la suite, ça va vraiment tout seul.


Deux aventures, la même fin. 

Certains niveaux sont quand même moins intéressants que les autres comme celui du volcan qui n’a rien d’exceptionnel. Pareil pour le dernier niveau qui se termine sur la scène iconique de fin du film, l’entrée du bâtiment central du Jurassic Park avec le squelette de tyrannosaure en arrière-plan. Pour Grant, il s’agira de vaincre les deux raptors qui l’encerclent tandis que le raptor devra vaincre Grant. Et c’est là, à cet endroit très précis que Jurassic Park sonne son propre glas. Pour comprendre comment terminer ce niveau, c’est un vrai calvaire car non seulement rien n’est expliqué mais en plus c’est du grand n’importe quoi. Je me souviens avoir laissé tomber le jeu pendant quelques années (carrément) tant je frustrais sur cette fin. Pourtant je m’y remettait souvent car le jeu me plaisait quand même beaucoup. En fait, j’avais trouvé pour le raptor mais pour Grant … je vous laisse voir la vidéo du Joueur du Grenier car c’est … je n’ai pas de mots. Mais mis à part ce dernier niveau, le jeu Jurassic Park est franchement très bon et les quelques difficultés de gameplay ou l’architecture de niveau parfois mal fichue n’entachent jamais votre plaisir de jeu.


Deux jeux sinon rien.

Si ce n’était les problèmes liés au passage final du jeu, Jurrasic Park aurait pu être assez exceptionnel. Respectant assez bien son support d’origine, proposant deux histoires et gameplay différents, vraiment bien réussi techniquement, il plaira quand même aux fans du film … et même aux autres. Moi en tout cas, je l’apprécie encore énormément (plus encore depuis que je connais le truc de la phase finale).


Appréciation globale 
7/10