15 octobre 2016

SUPER NINTENDO : Spirou

Spirou est l’exemple même du héros de mon enfance. Je lisais en boucle ses aventures et je me régalais des personnages du Marsupilami, de Zorglub et autres Compte de Champignac. Et malgré la série animée très moyenne, le tournant pris par les BD et surtout la vidéo du Joueur du Grenier, je n’ai pas pu résister à l’envie d’essayer le jeu sorti à l’époque des 16 bits. Aussi, lorsque je l’ai vu pour une bouchée de pain en brocante … ben …



Spirou, c’est l’aventure !

Dans le petit monde de Spirou (où personne ne s’étonne de voir un gars habillé en groom d’ascenseur), l’aventure est à chaque coin de rue. Et cette fois-ci, l’aventure commence à New-York où Spirou, Fantasio (son ami journaliste) et Spip (son écureuil de compagnie) accompagnent le Compte de Champignac pour présenter sa dernière invention. Mal leur en a pris car une vieille connaissance sera aussi de la partie. Cyanure, le maléfique robot au visage d’ange, va enlever le Compte et c’est à Spirou d’aller le sauver. Mais sauver son ami ne sera pas la fin de l’aventure car Cyanure a des plans qu’il faudra également stopper dans l’œuf avant que l’humanité ne soit mise en danger. Décidément, les journées de Spirou sont toujours longues et chargées d’action.


L’effet « tatou maléfique »

On a beau taper sur les jeux de chez Infograme, il faut leur reconnaître qu’ils savaient y faire pour proposer quelque chose de très beau. Et de bien entendu, Spirou ne va pas faillir à cette réputation. L’aspect graphique de ce Spirou est superbe et comporte plein de petits détails. Je ne me plaindrais pas des décors en avant plan car ils ne m’ont pas vraiment dérangé hormis une fois au niveau en mode shoot’them up (le septième je crois). Concernant le level-design, c’est aussi plutôt pas mal avec des niveaux pas trop longs pour la plupart et assez bien pensés. Je dis bien pour la plupart car il y a malheureusement deux ou trois niveaux assez mal montés en mode labyrinthe ou simplement difficiles à appréhender comme la grotte. Après, il y a quand même quelques couacs avec les plateformes très peu visibles et qu’il faut souvent essayer au pif avant de comprendre que l’on peut s’accrocher dessus. Si ces éléments avaient eu quelque chose de visuel pour les reconnaître directement, cela aurait été vraiment bienvenu. Par contre, et là je rejoins totalement le joueur du grenier, il y a un soucis avec les hitbox. Pas tellement dans le niveau du métro comme il le dit car … ben je ne me suis jamais baissé quasiment dans ce niveau : en sautant on passe au-dessus de tous les panneaux et on entend un petit « ding » à chaque fois que l’un deux arrive. Trop facile en fait ce passage. C’est plutôt avec les échelles que c’est assez mauvais et principalement dans le niveau 4 (la fabrique).


Saletés d’échelles que l’on n’attrape pas !

En fait, s’accrocher à une échelle est parfois galère et même si l’on est dessus, Spirou a la fâcheuse tendance à passer au travers. Le problème étant qu’à ce moment-là, on tombe vers une mort immédiate et c’est rageant. Mis à part cela, Il y a un truc que je ne comprends pas. Spirou est lent et ne saute pas loin en standard. En faut, le saut de Spirou est littéralement inutilisable tant il est court. Aussi, pour courir et sauter plus haut et plus loin il faut appuyer sur une touche constamment. Au final, votre pouce droit va toujours maintenir la touche de course en plus de jongler avec la touche de saut et de tir. C’est stupide finalement et autant avoir Spirou toujours en mode course.  En plus, il faut pouvoir courir pour faire des actions comme la glissade, vitale dans les niveaux de la fabrique et de la grotte. Et puis, là aussi je rejoins un peu (seulement un peu) le joueur du grenier, ce Spirou est assez difficile. Le fait de ne pouvoir avoir un mot de passe qu’au milieu du jeu après le boss du sixième niveau est fort appréciable, vraiment, mais ce n’est pas assez. Au vu de la multitude de niveaux proposés, de leur difficulté et du peu de nombre de vies à disposition, il aurait mieux valu incorporer un système de continue ou ajouter des mots de passe à chaque quart du jeu. Même si … 


Du coup, trop difficile ou pas?

Avec un minimum d’entrainement et de persévérance, on passe rapidement et sans perdre de vie les 5 premiers niveaux ainsi que les niveaux 7 à 11. Il n’y a que quelques niveaux qui sont vraiment difficiles. La seule grosse problématique est de récupérer de la vie car entre deux niveaux, votre nombre de points de vie de remonte pas et perdre une vie est rapidement un vrai handicap pour la suite de l’aventure. Pourtant, je n’ai pas trouvé Spirou tellement difficile par rapport aux autres jeux de l’époque. Beaucoup d’autres jeux sont bien plus punitifs et exigeants que ce Spirou donc je ne considère pas la difficulté comme un problème. La hitbox foireuse des échelles en revanche m’a elle bien fait rager, c’est certain. Mais par la suite, il n’y a que trois ou quatre niveaux avec beaucoup d’ennemis pour lesquels il faut anticiper les mouvements ou les fameux niveaux avec des noix qui tombent un peu partout qui sont plus compliqués. Mais au final, je ne comprends pas tout le bashing que ce Spirou a pu recevoir car finalement ce jeu n’est pas mal du tout. Il est difficile et a quelques petits problèmes mais vraiment rien d’insurmontable.


Finalement, ce n’est pas si mal.

Voilà, c’est assez bien résumé comme çà. Si vous n’avez pas peur d’un peu de difficulté et que vous trouvez le truc (littéralement) avec les échelles, Spirou vous fera passer de bons moments.  Le jeu est beau, il est varié et finalement n’est pas mal du tout malgré ses quelques passages plus difficiles.


Appréciation globale
6/10