3 février 2016

XBOX 360 : Metro 2033

Sans l’avoir jamais essayé, je savais pertinemment que Metro 2033 avait une assez bonne réputation. Mais pour ma part, je savais juste que ce FPS possédait une ambiance très particulière ainsi qu’une bonne narration. Personnellement, c’est tout ce que je demande pour ce genre de jeu donc cela faisait un moment que j’avais envie de l’essayer. Et voilà, c’est désormais chose faite.



Tout est sombre …


Le monde est en ruine, ravagé par une guerre nucléaire. Les habitants de Moscou n’ont eu d’autres choix que de se réfugier dans les tunnels du métro pour survivre. Et après des années passées dans ces couloirs sombres, la vie a repris ses droits, lentement. Par contre, le spectre de la mort est toujours bien présent pour ces quelques survivants souterrains. Des monstres sont apparus sur terre, créés par les radiations des explosions, et ceux-ci n’ont de cesse que d’exterminer le reste de l’humanité. C’est ici que vous intervenez, un jeune soldat sans trop d’expérience mais qui cherche à tout prix à défendre les siens contre l’inévitable. Et pour sauver les habitants de votre station, vous devrez faire un long périple à travers les tunnels du métro et même en surface pour aller chercher de l’aide et en apprendre plus sur votre monde post-apocalyptique. Vous ferez de nombreuses rencontres en chemin, de bonnes et de moins bonnes, mais vous comprendrez surtout que quelque chose a changé. Les sombres, ces êtres étranges qui n’apparaissent que durant de courtes hallucinations, sont-ils véritablement vos ennemis où un autre secret plus complexe attend d’être élucidé ? A vous de voir et de faire vos choix.


Un grognement dans le lointain … la mort approche.

Tel un Bioshock ou un Singularity, Metro 2033 est un jeu qui mise énormément sur son ambiance et son architecture. On  a beau être principalement dans des tunnels et des stations de métro, chaque endroit que l’on va visiter est différent des autres. Les environnements extérieurs le sont un peu moins mais c’est assez normal : tout est semblablement détruit, recouvert de poussière et de neige sous un ciel gris. Mais dans l’ensemble, les graphismes du jeu sont très corrects et fluides malgré l’aspect assez sombre général. Les personnages et monstres rencontrés dans le jeu sont bien dessinés et bien détaillés. Je n’ai vu aucun problème d’animation ou autre en cours de partie ce qui est déjà un bon point. Certes, on peut voir par endroits quelques légers soucis de hit box mais rien de gênant. Dans le même ordre d’idée, les contrôles du jeu sont corrects sans être époustouflants. La maniabilité du jeu est très classique malgré quelques subtilités  à prendre en main, principalement pour mettre gérer son masque à gaz, sa lampe et ses lunettes à vision nocturnes. Pour le reste, rien à signaler mais c’est surtout que ce n’est pas là que ce trouve les points forts de Metro 2033. Mais parlons un peu du game play car il y a la plusieurs choses à dire. 


Armé et dangereux.

Dans Metro 2033, la gestion de votre armement est capitale sachant que les munitions sont assez rares et chères. D’ailleurs les munitions de haute qualité, les munitions militaires, servent d’argent dans jeu. Bien sûr vous pourrez en trouver souvent en cherchant dans les recoins mais vous devrez vite apprendre à les gérer efficacement car tomber à court de munition est assez désagréable durant un combat et cela arrive pourtant très souvent. Mais pour revenir aux armes, vous aurez souvent à choisir entre garder vos armes actuelles et en changer soit en en achetant de nouvelles, soit en les trouvant abandonnées. Mais il faudra faire le bon choix entre une arme efficace ou une arme peut-être moins puissante mais ayant un silencieux ou une lunette de visée. C’est surtout au regarde de ce qui vous attends qu’il faudra faire les bons choix. Par exemple, les armes silencieuses sont très utiles pour les phases d’infiltration en zone de guerre. Et pour ces passages, il faudra aussi surveiller son environnement. Éviter les pièges, le verre cassé qui fera du bruit sous vos pas et qui alertera les monstres et autres ennemis à proximité. Et même si vous êtes silencieux, vous devrez vous méfier de votre propre lampe frontale qui pourrait vous trahir. Et celle-ci, ainsi que vos lunettes à vision nocturne, sont toujours susceptibles de vous lâcher au pire moment. Vous devrez souvent les recharger avec une dynamo de fortune, même en cours de combat parfois ce qui va peut vous rendre assez nerveux, renforçant encore l’aspect stressant du jeu.


Linéarité, quand tu nous tiens.

Linéaire, c’est bien le cas de le dire … Metro 2033 n’est qu’un énorme couloir divisé en plusieurs chapitres eux-mêmes divisés en petites sections. Ces niveaux ne sont pas très longs mais je dirais que c’est tant mieux car ceux-ci peuvent être assez éprouvants. En revanche, cette linéarité pourrait en énerver plus d’un. Les amateurs d’un monde un minimum ouvert ou favorisant l’exploration risquent en effet de ne pas trouver Metro 2033 à leur goût. Mais c’est le prix à payer pour une telle narration, surtout que le scénario est tiré d’un livre au départ et que le jeu tente de bien s’y coller. Donc, ce n’est qu’un moindre mal. Surtout que l’aspect claustrophobie est assez bien présent pour renforcer encore l’ambiance du jeu, principalement dans les passages où l’on doit mettre le masque à gaz et que votre respiration devient de plus en plus haletante. Sinon, que dire ? Que le jeu est peut-être un poil trop court ? Oui, ce n’est pas faut mais l’aventure vécue est plus que correcte, d’autant qu’il faudra batailler et réfléchir un peu pour obtenir la bonne fin du jeu. Franchement, le seul truc qui m’a vraiment paru bizarre dans ce jeu, c’est le regard vide des personnages rencontrés. C’est juste un peu perturbant.


Le métro russe, c’est la jungle …

… en tous cas c’est le cas dans Metro 2033. C’est un jeu sympathique, pas trop mal réalisé et qui a le mérite de tenir le joueur en haleine. Après, ce n’est ni le jeu du siècle, ni le jeu de la décennie. Il reste cependant un petit divertissement bien agréable.


Appréciation globale 
6/10