3 septembre 2015

PLAYSTATION 3 : Portal 2

J’ai été un gros fan du premier jeu Portal. Vous pouvez d’ailleurs voir ce que j’en pense dans ma critique de The Orange Box sur PS3. Pour répondre à une demande, je me suis mis à sa suite, Portal 2, en ayant de grands espoirs. Un titre aussi fort se devait d’avoir une suite au moins à la hauteur de sa légende. Alors, info ou intox?


Salut Glados, ça fait longtemps.

A la fin du premier Portal, vous détruisiez Glados et, suite à son explosion, on vous voyait allongée et inconsciente à l’extérieure avant qu’un robot ne vous ramène dans le centre d’Aperture. Pas de chance, la liberté n’était pas d’actualité. Et voilà que vous vous réveillez de nouveau, cette fois dans une chambre. Un robot-boule du nom de Weathley tente de vous faire sortir de cette chambre qui n’est autre qu’une cellule de stase. Il veut vous aider à vous enfuir mais ses intentions profondes sont loin d’être louables. N’ayant pas trop le choix, vous devrez le suivre dans un Aperture délabré qui a vraisemblablement vécu quelques siècles sans aucun visiteur ni maintenance. La nature et la rouille ayant pris largement possession des lieux. Et c’est là qu’après avoir désespérément tenté de remettre en marche l’ascenseur pour rejoindre la surface que vous réactivez Glados par accident. Son repos forcé ne lui a pas calmé l’esprit et elle va largement vouloir vous faire payer sa destruction passée. Accrochez-vous car les tests sont bien loin d’être terminés, Glados les construisant au fur et à mesure de votre avancés dans le jeu. Il vous faudra user de ruse et accepter l’aide de Weathley pour vous en sortir.


Le rat de laboratoire.

Alors, quoi de neuf dans ce portal ? Même personnage principal, même ennemi principal … mais le tout emballé différemment.  Les décors du jeu par exemple ont beaucoup évolué. La première partie du jeu montre Chell, notre héroïne, se promenant dans un Aperture délabré du plus bel effet. La seconde partie vous fera repasser par les salles de tests mais celles-ci sont en piteux état.  La troisième partie sera dans de très anciennes installations d’Aperture où la rouille est omniprésente. Enfin, retour dans les salles de test aseptisée. La variété des environnements est bien plus poussée que dans le premier opus et les graphismes sont relativement beaux même si certains passages sont clairement un cran en dessous.  Mais ce qui a le plus changé dans ce nouveau Portal, ce sont les possibilités de gameplay. Auparavant, on devait bien sur jouer avec les deux portal et la gravité/vitesse de déplacement. Désormais, il y aura plus de paramètres à prendre en compte. En premier, vous aurez les rayons laser qui serviront à activer des interrupteurs spéciaux. Il faudra souvent jouer des blocs spéciaux pour orienter le rayon et le diriger au mieux offrant ainsi quelques puzzles pas piqués des vers. Vous avez également le rayon qui permet de transporter des blocs voire vous-même en mode attraction ou répulsion. 


Splash, boing, wizzzzzz.

Et puis il y a le pont de lumière qui permet de varier les plaisirs sachant que ceux-ci peuvent aussi bloquer les balles des tourelles. Et j’oubliais les modules de saut à utiliser savamment, vraiment. Mais c’est lorsque vous descendrez dans les entrailles d’aperture que vous découvrirez les gels liquides. Ceux-ci sont de trois sortes différentes. Le premier permet de faire des bons tel une balle magique, le second accélère énormément votre vitesse et le dernier permet de transformer une zone où vous ne pouvez créer un portail en zone à portail. Le champ des possibilités ouvertes via ces gels devient gigantesque. Pourtant, je dois dire que j’ai été déçu par le mode solo. La narration est bonne, le jeu est sympathique mais les énigmes des salles sont toutes relativement simples et je n’ai jamais été bloqué durant le mode solo. A vrai dire, même lorsque les gels sont introduits, la résolution des salles était juste élémentaire. Heureusement, il n’y a pas que le solo dans la vie et c’est là que Portal 2 fait très fort en insérant un mode multi-joueurs en coopération. Et là, on change complètement la donne. Dans le rôle de deux robots armés chacun de leur portal gun, vous devrez parcourir diverses salles de test sous l’œil exigeant de Glados. D’ailleurs, Glados vous demandera même de vous promener occasionnellement dans le centre pour effectuer des missions de maintenance dirons-nous. Cette partie en coopération est clairement rafraîchissante car elle introduit de nouveau mécanismes de jeu. Vu qu’en standard la communication entre les deux robots est assez limitée, il faudra redoubler d’inventivité. Vous pourrez par exemple indiquer clairement un endroit du niveau ou lancer un compte à rebours.


Tic, tac, tic, tac.

Le compte à rebours peut être très utile car il y a des énigmes ou une exécution  simultanée est primordiale. Par exemple, il faudra à un moment sauter en même temps pour se rencontrer en plein vol et tomber au sol sur une plateforme. Mais c’est lorsqu’il y a des ponts de lumière que le fait d’avoir deux portal guns devient génial.  Les combinaisons entre les portails et surtout la notion d’entraide entre les joueurs deviennent parfois incroyablement complexes. Surtout que la moindre erreur s’avère souvent fatale pour l’un si pas les deux robots. Et je vous assure que vous serez plus que tenté de faire quelques petits coups vicieux par endroits. C’est pour cela que cet aspect coopération est bien meilleure entre deux joueurs qui se connaissent qu’entre deux étrangers. Surtout que Portal 2 vous permet de jouer autant avec des joueurs PS3 qu’avec des joueurs STEAM sur PC. Cette option vous ouvre un monde nouveau dans l’entente entre les joueurs console et les joueurs PC. Et rien que pour cet aspect multi, Portal 2 passe du rang de bon jeu au rang de jeu excellent. Dommage par contre que l’on ne peut pas voir ses pieds dans le jeu. A cause de ce petit élément, il est parfois compliqué de bien appréhender un bord de portail ou même un mur. A cause de ça, on tombe souvent vers une mort certaine voire refaire tout un parcours.


Le renouveau de Portal.

Après le bonheur du premier épisode, ce nouvel opus confirme la puissance de cette série. Si le solo se termine un peu trop facilement, le multi ouvre une un monde complet de nouvelles possibilités. Portal 2 est un tout grand jeu qui ravira les fans autant que les amateurs.

Appréciation globale
9/10