2 décembre 2014

XBOX 360 : Dead Space

Oh oui, Dead Space est exactement ce que j’attendais depuis longtemps : un VRAI survival-horror en HD. Car désolé, mais je ne considère plus les Resident Evil comme tel et le dernier survival qui m’ait vraiment plu était Siren Blood Curse sur PS3. Aussi, j’attendais avec impatience l’occasion de finir ce Dead Space que j’avais laissé en plan quelques années plus tôt. Et je n’ai pas été déçu du voyage, croyez-moi.



L’espace, l’ultime frontière.
Dans cet espace infini, vous être Isaac et vous réparez les vaisseaux spatiaux. C’est votre métier : mécano spatial. Et aujourd’hui, vous avez été appelé pour aider le vaisseau USG Ishimura qui stationne à côté d’une colonie minière. Vu que votre femme est à bord, vous vous dites que c’est une bonne occasion pour la revoir un peu. Pourtant, les choses ne se passent pas si bien. En premier, vous vous crashez dans le quai de débarquement mais ce n’est pas le pire. Le gros problème vient de ce que le vaisseau est envahi de créatures monstrueuses qui n’auront de cesse qu’à vous transformer en informe petit tas de chair sanguinolentes. Isaac est malgré tout assez capable et peut combattre ces hordes de salles bêtes sauf que, ce n’est pas aussi simple. Ces bestioles sont invincibles et pour les arrêter, il faut leur couper bras et jambes. Voilà qui est bien particulier. Le pire de tout arrivera lorsque vous comprendrez que ces monstres étaient en fait les membres d’équipage du vaisseau. Alors, comment s’en sortir maintenant ?


Est-ce que vous avez peur du noir ?

Dead Space est un survival-horror dans les meilleurs sens du terme. Déjà, c’est assez rare d’avoir un jeu de ce genre dans un environnement spatial/futuriste mais du coup, on se croirait revenir au bon temps des premiers films Alien. Ensuite, le jeu est vraiment très réussi graphiquement parlant. Que ce soient les décors ou les ennemis, tout est superbement réalisé. Bon, il y a quelques bugs par-ci par-là mais rien de gênant. Le plus gros que j’ai pu constater est lorsqu’Isaac s’assied dans le vaisseau à la fin du chapitre 11. Le siège et lui sont littéralement fusionnés. Mais pour moi, ce n’est pas cela qui fait un bon jeu. Ce qui fait qu’un survival est réussi, c’est surtout son ambiance et vous allez être gâtés, je vous le dis. Dead Space mise presque tout sur son ambiance.  L’USG Ishimura est oppressant à souhait avec ses lumières vacillantes, ses trainées sanguinolentes par-ci par-là et surtout son atmosphère pesante. Mais il y a aussi une très bonne gestion des jump scare ou, si vous préférez, le fait de mettre le joueur d’un coup dans une situation très tendue avec un monstre qui tombe du plafond, quelque chose qui vous agrippe la jambe et vous traine sitôt une porte entrouverte, … Il y a tellement de situation dans ce genre que l’on devient nerveux dès que l’on se trouve dans un endroit trop calme. D’ailleurs, j’ai pris le réflexe de démembrer systématiquement à coup de pied chaque corps humain trainant dans la station de peur qu’il ne se fasse transformer puis se relève pour m’attaquer sournoisement.


Bon alors, cet équipement ?

Dead Space est un TPS qui ne veut pas trop en suivre les codes. Ici, il n’est pas possible de se cacher derrière un promontoire, de sauter au-dessus d’une barricade ou tout ce que l’on peut attendre d’un Gears Of War par exemple. Isaac n’est pas très physique et se baisser ou passer au-dessus d’une chaise lui est impossible. En revanche, il est bien équipé avec sa combinaison qui lui permet de respirer (temporairement) dans l’espace ou d’utiliser de la télékinésie pour déplacer des objets ou au pour les ralentir (très utile contre les monstres). Isaac a aussi un inventaire en temps réel donc oubliez directement le fait de souffler un peu dans l’inventaire pour reprendre de la vie et compter ses cartouches pendant une attaque. Mais Isaac a surtout des armes qu’il va trouver en cours de route. Vous pourrez garder vos quatre armes préférées et les assigner à la croix directionnelle. Personnellement, j’ai privilégié le cutter à plasma pour démembrer facilement, la version plus grosse du même cutter pour tancer plus fort et sur une plus grande largeur, la mitrailleuse et le choc laser. Mais il y a aussi d’autres armes comme le lance-flammes par exemple. En cours de jeu, vous aurez la possibilité d’augmenter les caractéristiques de votre combinaison et de vos armes. Vu que les points de forces nécessaires à cette manipulation sont assez peu nombreux dans le jeu, vous y réfléchirez à deux fois avant de choisir une amélioration  plutôt qu’une autre.


Vite, des munitiooooooons !!! (cri de désespoir)

Chaque arme a ses propres munitions et vous allez vite sentir à quel point un chargeur plein est important. Si vous pouvez acheter des minutions dans les cabines de stockage, celles-ci seront très vite utilisées et vous devrez apprendre à ne rien gaspiller. Cela renforce encore le stress du joueur lorsque l’on est face à plusieurs ennemis et que l’on tombe à court de munitions. Un autre facteur de Stress vient d’Isaac lui-même. S’il est blessé, il va ralentir au point de vraiment se trainer et lorsque vous avez quelques ennemis aux fesses et pas le temps de reprendre de la vie (ou pas de capsule de soin en stock), vous allez vraiment sentir le stress vous envahir. Et tout cela est superbement mis en musique avec une bande sonore impeccable calibrée au mili-poil. Des bruits, des voix, des halètements et même des chants vous mettront dans une ambiance malsaine au possible. Autant dire que ce Dead Space me semble quasi parfait et réussi pleinement ce qu’il voulait faire. Mais pourtant, il y a une ou deux petites choses qui m’ont un peu déçu. En premier, il y a la fin. Le dernier boss, s’il est visuellement impressionnant, est également trop facile. Je trouve que çà gâche un peu le plaisir de jeu de le terminer en 5 minutes tandis que les autres boss du jeu prenaient bien plus de temps et d’effort. Même ce qui se passe sur la planète à la fin est un peu too much à mon goût. Il y a aussi le fait qu’Isaac est lent, mais pas trop quand même. En fait, il devrait pouvoir courir de temps en temps, vraiment. Enfin, il y a surtout le fait qu’Isaac ne parle jamais ce qui retire une partie de l’implication émotionnelle que l’on pourrait avoir avec lui. Mais bon, tout çà n’est pas trop grave car je suis ressorti de Dead Space complètement ravi.


Le plaisir d’avoir peur.

Dead Space est un survival-horror comme il en faudrait bien plus. Il mise tout sur son atmosphère et ses mécaniques de jeu classiques mais très bien exploitées. Voilà l'exemple de jeu que je conseille à tout fan du genre et même aux autres, histoire de comprendre ce que c’est de vraiment s’immerger dans un jeu vidéo.


Appréciation globale
8/10