28 octobre 2014

PLAYSTATION 3 : God Of War 3

Enfin. Ça fait déjà quelques années que Gof Of War 3 trône dans ma ludothèque, attendant patiemment que je lui accorde assez de temps pour le terminer. J’ai bien apprécié le premier épisode, le second réussissait à sublimer son aîné et j’avais donc énormément d’espoirs sur ce troisième épisode. Et voilà qu’enfin, je lui ai donné la priorité sur la tonne de jeux qu’il me reste à tester. Alors, à tous les férus de mythologie grecque, préparez-vous à renouer avec la brutalité incarnée par Kratos, le fantôme de Sparte.



THIS IS SPARTAAAAA !

Toujours en quête de vengeance, Kratos continue son histoire exactement au même moment où on avait pu le laisser à la fin de God Of War 2 sur Playstation 2. C’est donc sur le dos de Gaïa, la mère des titans, que Kratos part à l’assaut de l’Olympe afin de vaincre Zeus, son père. Celui-ci voit donc une armée de titans grimper la montage de l’Olympe dans le but avéré de détruire les dieux. Et pour les ignares du dernier Rang, sachez que Kratos en veut particulièrement à Zeus à cause duquel il a du assassiner sa propre famille. Et c’est depuis lors qu’il lui voue une haine infernale que même la mort n’a pu refréner. Ca annonce du lourd et même du dantesque avec les titans dans la partie, le match Kratos – dieux de l’Olympe risque fort de prendre une tournure des plus intéressantes. Aaaahhh, ce n’est pas facile d’entretenir de saines relations entre un père et son fils. 


C’est haut quand même, l’Olympe.

Alors, maintenant que j’ai la manette dans les mains, voyons si le Kratos nouveau vaut les anciens. Graphiquement, le jeu est toujours aussi beau et le passage vers la HD c’est fait sans heurts. Que ce soient les personnages, les environnements ou même les ambiances, le tout est franchement très joli à regarder. On reste bien dans la continuité de la série hormis quelques rares endroits un peu moins beau ou fournis que les autres. Second point d’intérêt, est-ce que la caméra s’est enfin décidée à avoir toujours de bons angles de vision? Pour la plupart des lieux visités, je dois admettre que oui. Seules d’exceptionnels lieux un peu moins bons au niveau du level-design vont mettre à mal la caméra. Et puis, il y a aussi quelques fois des angles un peu étranges mais c’est très souvent pour cacher des coffres ou tout au moins ne pas faciliter de trop leur découverte. Allons maintenant à l’essentiel : les contrôles. Est-ce qu’ils sont toujours aussi bons?  La réponse est simple : oui. On a toujours les mêmes capacités qu’avant et quelques armes à utiliser. Malheureusement, la tête de Méduse n’en fait plus partie mais dans l’ensemble, on s’en sort très bien sans. Mais alors, quelles sont les vraies nouveautés me demanderez-vous ?


Et hop, on s’envole!

En fait, les nouveautés ne seront pas très nombreuses. Vous pourrez utiliser des harpies comme support pour voler d’un point à un autre, vous aurez un arc à votre disposition capable de lancer des flèches enflammées mais à part ça, c’est à peu près tout. J’ai pu quand même constater avec plaisir que l’utilisation des QTE a été un peu plus limitée qu’auparavant même si elles sont encore fort présentes. Un vrai changement que j’ai pu constater mais pas forcément en bien est que l’on devra passer plusieurs fois par les mêmes lieux au fur et à mesure de son aventure. Même si du point de vue du scénario je peux le comprendre, c’est quand même un peu lourd. Il faut comprendre que vous devrez parfois retourner à un lieu déjà visité avec de nouvelles armes ou de nouveaux pouvoirs pour débloquer votre progression. Le problème, c’est  que certains passages vous forcent à des actions assez longues et fastidieuses. Je pense par exemple aux scènes où l’on vole le long de la chaîne du pouvoir. C’est passages ne sont pas tellement difficiles mais sont juste répétitifs et ne présentent que très peu d’intérêt.  Surtout qu’il y a un gros problème dans ces scènes en particulier : lorsque vous êtes touché par un élément de décors, on subit un effet de ralenti et Kratos crache autant de sang qu’un vampire après un festin. De ce fait, on ne voit pas du tout ce qui peut vous attendre et donc on enchaîne les collisions. Sur ce coup, c’est assez frustrant.


It’s a casual world.

Si God Of War 3 me semble un assez bon jeu, il y a quand même un point qui va me le faire moins apprécier que ses prédécesseurs. Ce point, c’est la difficulté. Le jeu n’est PAS difficile du tout et je dirais même qu’il est peu probable de perdre ou de ne pas arriver jusqu’à la fin du jeu. Il y a tellement de points de sauvegarde automatique que le fait de faire une vraie sauvegarde à un des quelques points spécifiques disséminés dans le jeu semble totalement inutile. Les seuls vrais passages où je suis mort sont lors de quelques passages de plateforme où je suis tombé dans le vide à cause de la caméra ou rarement lors de combats contre des boss. Il y a aussi ce passage avec la chaîne du pouvoir mais en vrai, c’est beaucoup trop assisté. La mort n’a décidément plus rien de punitif si ce n’est qu’il y aura parfois une cinématique à revoir vu qu’on ne peut pas les passer. Mais bon, si on prend ce God Of War 3 dans un point de vue divertissement, je dois dire qu’on en a pour son argent. Et je mettrais une mention très bien pour le labyrinthe de Dédale qui est assez intelligent ... bien plus que Kratos dans certains de ses choix que je ne commenterais pas.


Une bonne cuvée.

God Of War 3 est assurément un bon jeu. Ce n’est pas le meilleur des beat’them all, il n’est pas aussi bon que God Of War 2 mais il reste plaisant. Et malgré les quelques décisions discutables sur le plan artistique, level-design ou sur la facilité j’ai apprécié ce troisième épisode qui aurait normalement du mettre un terme aux aventures de notre Spartiate préféré.


Appréciation globale
7/10