6 mai 2014

PLAYSTATION 3 : Dante's Inferno

Alors, avant toute chose, OUI j’ai lu La Divine Comédie. C’est pour cela que j’avais de gros espoirs sur ce Dante’s Inferno. Bon, il a aussi eu de très bonnes notes sur plusieurs sites connus et m’intéressait depuis un certains temps. Aussi, lorsque je l’ai trouvé en occasion à un prix très correct, je n’ai pas hésité une seconde. Mais ai-je bien fait … ?



Toi qui entre ici, abandonne tout espoir.

Donc, on est un croisé qui a vaincu la mort et pris sa faux multi-usage et qui s’en revient de croisade pour trouver son père et sa dulcinée assassinés. Lorsque Lucifer vient chercher l’âme de sa bien-aimée, notre héros le poursuit au travers des enfers. Voilà, en gros l’histoire qui va surtout montrer que Dante n’est pas vraiment très clean dans l’histoire. Ce qui m’a surtout attiré dans ce jeu, c’est qu’il se base sur une histoire assez glauque (mais très bien au demeurant) et que c’est un clone de God Of War, mais en enfer. ;Et l’enfer, c’est probablement là où iront les développeurs de ce jeu. Oui, vous avez bien lu : je n’ai pas aimé ce jeu pour plusieurs raisons que je vais énumérer un peu plus bas. Et vous aurez beau me montrer les tests de grands sites de jeux vidéos qui donnent des notes élogieuses, je n’y crois pas du tout. Pour moi, les commentaires négatifs des joueurs sont beaucoup plus relevant sur les gros défauts de ce jeu. Aussi, c’est à mon tour de vous dire tout ce que je n’ai pas aimé dans Dante’s Inferno sachant qu’il y a aussi pas mal de positif (quand même).

Premier contact.

Alors, Dante’s Inferno est un clone de God Of War, que ce soit pour les effets de l’arme de Dante (la faucille qui égale les lames d’Athena et la croix de Dante qui remplace l’arc) ou tout le déroulement du jeu. Mais ce n’est pas un très bon clone car il reprend également les différents problèmes de God Of War. Le premier étant les problèmes liés à une caméra fixe ou contrôlée par le jeu et donc pas toujours très efficace. Et c’est surtout lors des phases de plateforme ou de pseudo-réflexion que c’est très visible car on perd énormément en champ de vision le plus souvent. Le second problème est la linéarité totale auquel vous êtes soumis. Ici, pas de possibilité d’aller voir à droite plutôt qu’à gauche, vous irez où les développeurs l’ont voulu et puis c’est tout et je trouve que c’est un peu dommage de ne pas pouvoir explorer un peu plus les enfers. Un autre problème est la répétitivité des passages. Si les environnements changent, le reste est toujours pareil : combats, plateforme, discussion avec Virgile et c’est reparti comme en quarante. Enfin, le pire de tout pour moi est l’utilisation abusive de QTE. Quand je lis des choses comme «des affrontements nerveux usant mais n’abusant pas des QTE», je ne peux m’empêcher de me demander si le testeur a vraiment joué au jeu en question. Ici, et sans mentir, on a plus de la moitié du jeu pendant laquelle il y a une QTE quasiment toute les 5 secondes, et je n’exagère même pas.

Les QTE, le péché ultime.

Pourquoi il y a autant de QTE me direz-vous (car je vous sens bien septiques sur ma dernière remarque)? D’abord il y a les portes, les fontaines à briser et enfin, tout le reste. Ce reste est composé de tous les ennemis et damné à maudire ou à absoudre. Il faut savoir que vous avec deux arbres ,de compétences, l’un impie et l’autre sacré, qu’il faut impérativement faire évoluer pour pouvoir libérer des pouvoirs ou des capacités de Dante. Hors, pour donner des points d’expérience à l’un ou l’autre de ces arbres de compétences, il faut justement maudire ou absoudre un maximum d’ennemis et de damnés. Pour ces derniers, on les absoudra quasi systématiquement car dans ce cas on a un mini-jeu qui permet de récupérer des âmes supplémentaire à dépenser dans les compétences justement. Pour les ennemis par contre, si les plus simples pourront être systématiquement attrapés (avec R2) pour lancer la QTE qui verra le choix entre maudire et absoudre puis les manipulations pour finaliser cette action, les ennemis plus forts demanderont d’être suffisamment affaiblis pour pourvoir être attrapés et lancer le choix. Mais il faut aussi comprendre que faire ces actions casse terriblement le rythme du jeu et surtout des combats. Déjà, les ennemis vont pour la plupart attendre bien sagement à l’écart que vous ayez terminé avec votre victime. Et, pour être encore plus drôle, vous êtes totalement invincible durant l’exécution de votre action. Quelque soit l’attaque, simple ou gigantesque comme un titan vous écrasant sous son poing, aucun dégât ne sera reçu.


Allez, il y a quand même du bon.

Mais oui, tout n’est pas à jeter. Les graphismes sont pas trop mal même si on constate des faiblesses par endroits, les environnements correspondent bien à l’idée que je me faisais de chaque cercle de l’enfer hormis le Maleboge qui est juste … ben une succession de petites arènes sans saveur. L’histoire évolue mais ne casse pas vraiment trois pattes à un canard surtout qu’on s’attend à chaque fois à ce qui va suivre car le jeu ne fait vraiment aucune prise de risque. Il y a quelques rares énigmes qui vous tritureront les neurones pendant une ou deux minutes mais rien de bien transcendant. Les contrôles sont corrects, tout comme les musiques très discrètes et les doublages pas trop mal réalisés. Par contre, la durée de vie est un peu risible : j’ai terminé le jeu en 6 heures … Dites, messieurs les développeurs et les éditeurs, vous ne pensez pas que c’est un peu se moquer des joueurs? A par ça, non … Dante’s Inferno n’est pas complètement pourri mais j’en ai eu marre après moins de 30 minutes de jeu. Calqué sur God Of War mais sans le fun et la saveur, bourré de QTE et manquant totalement de punch, Dante’s Inferno ne m’aura pas marqué autant que je l’espérais.

Allez Charon, on dégage.

Décidément, je ne comprendrai jamais comment des jeux de cet acabit peuvent sortir et se vendre à prix fort. Si j’avais du le payer plein prix au moment de sa sortie, j’aurais été totalement dégoutté et ne l’aurais surement jamais terminé. Voilà, ce jeu a du potentiel mais reste vraiment trop léger pour plaire aux habitués.

Appréciation globale
5/10