17 décembre 2013

GAME BOY : The Amazing Spider-Man


L’araignée, l’araignée … est un être bien singulier. Dans sa toile, il attend … d’attraper les brigands. Prends gaaaarde, car l’araignée est lààààà. Vous, qui vous souvenez de ces paroles, devez avoir au moins la trentaine. Ce test s’adresse à vous car on va parler du jeu Game Boy tiré de cette célèbre série animée très kitch qui produit de nos jours quantité de Memes plus ou moins drôles mettant un SpiderMan pervers et, surtout, qui a inspiré le cultissime Spider-Cochon des Simpsons – Le Film : The Amazing Spider-Man.




Game Boy Power!

Il faut reconnaître que la Game Boy a accueilli pas mal de jeux et donc pas mal d’adaptations de films, séries, mangas et, dans notre cas, de comics. J’ai déjà parlé de Batman sur Game Boy et maintenant voilà arriver Spider-Man, tiré de cette vielle série animée. Alors, l’histoire qui tient PARFAITEMENT la route est celle-ci : Mary Jane a été enlevée et tous les supers-vilains savent parfaitement que Peter Parker est Spider-Man (désolé pour le spoiler si quelqu’un l’ignorait). Peter, pardon Spider-Man, va donc devoir parcourir 6 niveaux pour retrouver sa belle. Voilà, c’est simple quoi … et tellement plausible. Donc, on est face à un jeu de plateformes assez classique avec une petite particularité qui est la possibilité de se la jouer comme Tarzan passant de liane en liane pour passer au dessus des problèmes. Autrement, c’est juste avancer, frapper les ennemis et aller jusqu’au boss comme la grosse majorité des jeux Game Boy de l’époque. En parlant de la possibilité de se balancer, faites attention que vous avez une réserve de toile qui n’est pas inépuisable et que si vous tombez à court entre deux toits, vous perdrez directement une vie en tombant. Il faut savoir bien gérer son stock.

Mon sens d’araignée réagit …

Un danger n’est pas loin dans ce cas. Concernant l’aspect purement technique de ce jeu, les graphismes sont corrects sans être exceptionnels. On reconnaît bien les lieux qu’on traverse : les ruelles, les toits, la façade d’immeuble, le métro, le parc et les égouts. Les ennemis par contre sont tous sortis du même moule, rien ne les différencie les uns des autres. C’est à croire que tous les méchants se fournissent au même distributeur pour leurs hommes de main, y compris les supers-vilains qui normalement ne s’encombrent pas de sous-fifres. Pour les contrôles, Spider-Man peut frapper et donner des coups de pieds s’il est baissé, il peut sauter et projeter sa toile devant lui ou l’utiliser pour se balancer au dessus des ennemis. Par contre, ce balancement ne peut se faire que si l’on saute assez haut et, pour lancer ce super-saut, il faut avancer pendant un certain temps (1/4 de l’écran à peu près). Le problème est que par endroits, vous n’avez que peu d’espace pour effectuer ce mouvement. Vous sentez un peu où je veux en venir?

La petite araignée qui monte, qui monte …

En plus des stages de plateforme classique, il y a aussi deux passages où il faut grimper le long d’une façade pour atteindre les toits (niveau 2 et 5). Pas bien compliqués, ces passages sont assez courts et sans réel intérêt. Au sujet des boss, il vous faudra affronter des super-vilains bien connus de notre héros : Mystério, le Goblin Vert, e Scorpion, Rhino, Docteur Octopus et enfin Venom. Les boss ne sont franchement pas compliqués à vaincre car ils vont juste répéter le même schéma d’attaque très simpliste. Seul le dernier, Venom, vous donnera du fil à retordre. Passons maintenant aux choses qui ne vont PAS vous faire aimer ce jeu et il y en a quelques unes. La première est l’aspect sonore avec une musique qui n’a vraiment rien d’exceptionnel mais surtout des bruitages énervants. Le pire d’entre eux est cette alarme stridente qui résonne sans arrêt lorsque votre barre de vie est presque vide. Les joueurs de Tortues Ninja sur NES comprendront aisément ce dont je parle. Le second gros problème vient de la durée de vie du jeu qui ne dépasse pas la demi-heure. Mais bon, pour un jeu Game Boy, c’est encore plus ou moins normal. Et il reste un troisième problème et pas des moindres : la difficulté.

Être super-héros n’est pas une sinécure.

En fait, la plupart des niveaux sont franchement assez faciles car énormément répétitifs et sans trop d’ennemis. Mais deux d’entre eux par contre sont complètements fous et il est impossible de les passer sans perdre de vie. Le premier est le niveau du parc où tout semble vouloir vous tuer. Des oiseaux par dizaines qui vous foncent dessus, des châtaignes piquantes qui tombent du ciel, des tireurs embusqués partout, des hommes-crocodiles cachés sous les plaques d’égouts. Et ce n’est pas le pire car le dernier niveau, les égouts, est une véritable purge qu’il vous faudra réessayer de nombreuses fois. D’ailleurs, il faut réussir à garder toutes ses continues juste pour ce niveau sous peine de game over. On avance dans ce niveau à pas de loups (car Spider-Man ralentit lorsqu’il marche dans l’eau) avec des ennemis en hauteur qui vous tirent dessus constamment et, si vous passez en dessous vous tombent dessus. Il y a aussi les nombreux crocodiles qui vous foncent dessus pour vous mordre et qui apparaissent souvent sous vos pieds. En plus, Spider-Man n’est pas solide pour un sous car un ennemi qui le blesse va continuer à le blesser de plus en plus vite s’il reste au contact, assurant une mort extrêmement rapide. Et Mary Jane qui, après avoir été sauvée vous gratifie d’un message on ne peut plus stupide : tu dois vraiment te faire des amis plus sympas. C’est possible d’être aussi bête???


Un journal enroulé et PAF, plus d’araignée.

Vous l’aurez compris, Spider-Man n’est pas un très bon jeu et ne trouvera place chez vous que si vous collectionnez tous les titres de la Game Boy où que vous êtes un gros fan de l’homme-araignée. Une durée de vie très courte mélangée à difficulté inexistante qui devient ridiculement élevée en fin de jeu vous fera vite regretter votre achat.

Appréciation Globale
3/10