8 mai 2013

PLAYSTATION 2 : Darkwatch

Des FPS, on en voit à toutes les sauces. Que l’on combatte des aliens dans une autre galaxie, des démons sur Mars, des terroristes au Moyen-Orient ou que l’on participe à la seconde guerre mondiale, ce sont toujours les mêmes types d’aventures qui nous sont proposées encore et encore. Darkwatch se veut différent de toutes ces copies et suites usuelles en nous proposant enfin quelque chose qui sort de l’ordinaire. Tant mieux, ça va nous changer.




 

Born to be widl!

Des FPS sur le thème du Far-West, ce n’est pas nouveau, loin s’en faut. Pourtant, Darkwatch va quand même tirer son épingle du jeu en ajoutant des forces obscures au temps des cowboys. Tout commence comme une journée … pardon, nuit ordinaire pour notre héros, Jericho Cross. En bon hors-la-loi, celui-ci décide de terminer sa carrière sur un gros coup : attaquer un train censé transporter un trésor des plus précieux. Mal vous en prends car, en fait de trésor, il s’agit de Lazare, le plus puissant des vampires. Celui-ci, ravi de votre aide inespérée, va vous remercier par un gros poutou baveux dans le crin du cou. Qu’il est mignon dites-moi. Malheureusement pour vous, ce bisou aura les effets que l’on est en droit d’attendre : mort et vampirisation. D’autant que, fort content de sa liberté retrouvée, Lazare va lâcher sur vous ses hordes démoniaques. Que du bonheur.


 

 

 

 

 

 

Voir la vie en rouge sang.

Ce qu’il y a de bien à être un vampire, c’est que l’on peut régénérer si on est blessé (ou boire du sang pour régénérer encore plus vite), on peut courir plus vite, sauter  plus haut (jusque là, on se croirait presque dans Twilight). On peut aussi voir avec les yeux d’un vampire, pratique pour distinguer les ennemis facilement. Enfin, on peut acquérir certains pouvoirs en choisissant de sauver ou d’achever certains intervenants. Mais bon, il y a aussi quelques inconvénients. Le soleil est le principal. Celui-ci vous sera fatal sur le court terme et vous apprendrez vite à marcher à l’ombre pour rester en vie. Quoi qu’il en soit, Jericho va tout faire pour retrouver son état humain et, pour y arriver, il devra retrouver Lazare et le transformer en descente de lit. Seul face aux hordes démoniaques, c’est compliqué. C’est pour çelà que vous aurez à vos côtés une frêle jeune fille, membre du Darkwatch, société secrète  qui lutte contre les forces de l’ombre. Celle-ci ne fera pas long feu mais reviendra en deuxième semaine sous forme spectrale pour vous faire entrer au DarkWatch et profiter de tout ce que çà implique : armes, véhicules, informations et support (histoire d’échanger vos vieux colts pour quelque chose de plus … efficace).



 

 

 

 

 

 

Un bestiaire d’enfer.

La plupart des ennemis sont assez communs : squelettes, zombies et autres goules. Heureusement, on a aussi du sang neuf (enfin, façon de parler) avec les danseuses fantomatiques, les fans d’explosifs, les snipers zombies, les indiens maudits … enfin, que du beau monde. Sans parler de Lazare qui est assez costaud dans le genre chauve-souris géante. Le tout reste suffisamment varié et sympathique pour ne pas tomber dans la redondance à outrance. Comptez en plus les membres du Darkwatch (membres masculins ET féminins … yeeeaahhh) et les PNJ et on aura, à mon avis, assez de personnages différents (ce qui devient rare dans les FPS). La musique type western spaghetti  colle très bien dans l’ensemble et les bruitages sont convaincants. L’aspect graphique n’est pas en reste et correspond bien à tout ce que l’on peut attendre d’un western et d’un film de zombies/vampires avec beaucoup d’environnements à visiter tout au long de l’aventure (train, mines, villages, forteresse du Darkwatch, l’antre de Lazare…). Mention particulière aux différentes cut-scènes qui sont de toute beauté. Je voudrais également  préciser que ce genre de scénario un peu spécial qui nous est proposé est vraiment rafraichissant pour les amateurs de FPS de tous poils qui galèrent sur les mêmes environnements. Dans les bonnes idées, il y a aussi les scènes à cheval (vampirisé pas Jericho pour l’occasion). Ces passages sont des « tirs au pigeon » où, cloué sur son cheval que l’on ne peut pas vraiment diriger (juste un peu), on dézingue tout ce qui s’approche.



 

 

 

 

 

 

Une croix, un pieu et beaucoup de chance.

Encore dans le positif, le moteur physique est convaincant surtout que l’on peut démembrer ou décapiter les adversaires …. Cool. Un petit truc qui fait plaisir, c’est le mode multi-joueurs en coopératif, ce qui est assez rare pour le souligner. Attaquons un peu les points négatifs. Par exemple l’IA des ennemis (et des alliés) qui n’est pas toujours convaincante. C’est surtout au niveau des alliés que ça peut être gênant car ils se laissent parfois trucider sans regarder qui les attaque. Second problème, le jeu manque un peu de rythme. On alterne les passages avec énormément de combats suivis par un long trajet bien pépère. Enfin, je regrette énormément que les choix que l’on fait en cours de jeu (sauver ou achever une victime) n’influence pas réellement sur le cours de l’histoire. Dans les points qui me dérangent (mais qui ne sont pas forcément négatifs), il y a l’utilisation du buggy. Le seul intérêt que je lui trouve est de pouvoir aller plus vite d’un point A à un point B. Sinon, je trouve qu’il est trop difficile à diriger pour être vraiment efficace. On peut également citer la limitation à ne pouvoir transporter que 2 armes à la fois. Cette solution, si elle donne un aspect  plus « réaliste » impose de bien choisir sa stratégie (donc ses armes) avant un combat … donc d’avoir supposément déjà fait (et perdu) le combat. Dernier point (promis, après  j’arrête) dérageant, c’est la durée de vie. Douze à quinze heures, c’est assez léger. Et le fait d’avoir 2 fins possibles ne change pas grand-chose.



 

 

 

 

 

 

Laisser entrer le soleil.

Bonne surprise pour ce FPS vampirique qui, s’il ne tient pas toutes ses promesses reste très acceptable. Pour une fois qu’on nous propose un univers un peu différent (un peu à la Clive Barker), on ne va pas faire la fine bouche. D’autant que lorsqu’on goute au sang, on a qu’une envie : en reprendre un peu plus pour la route.


Appréciation globale
7/10