2 avril 2013

DREAMCAST : Rival School 2 – Project Justice


Project justice est la suite très attendue (par moi en tous cas) de Rival School sur Playstation. Le système de combat par équipe et son aspect très fun l’avait à l’époque sorti du lot. La suite de cette petite surprise verra le jour sur Dreamcast, console surpuissante qui aura accueilli de nombreux autres titres  des ateliers Capcom.




L’école du combat

Project Justice met en scène des étudiants de diverses écoles qui s’affrontent pour diverses raisons. Entre recherches, trahisons, alliances et retournements de situation, le scénario de chaque groupe d’écoliers vaut le coup d’œil. Après tout, un jeu de combat avec un vrai scénario, on n’en voit pas tous les jours. Ici, on dirige un groupe de 3 écoliers. Quand je dis 3, il faut savoir qu’au bout d’un moment, il y aura des équipiers qui se rajouteront ou se retireront du groupe de base. Il y aura aussi des embranchements possibles pour l’évolution de l’histoire, des choix dans la direction par exemple ou des choix de partenaires. De plus, chaque histoire est bien relatée. Les dialogues se font via des images de chaque intervenant avec le lieu de la rencontre en fond. Pour un début, c’est pas mal du tout. Disons même que ça annonce le meilleur.
 


KOF-like ?

Qui dit 3 contre 3 fait directement penser à King Of Fighter. Ici, c’est différent car les partenaires peuvent influencer sur le combat en cours. Que ce soit en frappant à mort l’adversaire à 2 ou 3, en augmentant la barre de vie ou la barre de puissance, le choix des équipiers est important. En effet, certains équipiers auront un rôle plus support ou plus attaque. N’oublions pas la possibilité de contrer l’attaque d’équipe adverse … si c’est une attaque concernant uniquement 2 équipiers ET que votre personnage possède suffisamment de barre de puissance. Lorsque vous aurez vu toutes les possibilités de techniques à 2 et à 3 combattants, c’est que vous aurez quelques heures de jeu avec beaucoup de tentatives de mélanges derrière vous. D’autant que certaines sont totalement hilarantes (surtout celle du nageur qui invite ses équipiers à faire de la natation synchronisée par exemple) ou terriblement spectaculaires. Ajoutez à tout ça la possibilité de lancer des attaques spéciales mais aussi des attaques surpuissantes (puisant dans vos barres de puissance) qui s’accompagnent de jolis effets d’ombre rémanente. Saupoudrez le tout de combos, projections, contres, attaques aériennes et autres joyeusetés, secouez et servez chaud.
 



Le plat du jour : des baffes à plusieurs parfums

Je n’en ai pas encore beaucoup parlé mais la variété de personnages disponibles vaut le détour. Entre les joueurs de baseball, football, volley-ball, tennis …, le nageur, la karatéka, les loubards, la violoniste, les profs (hé oui, même les profs s’y mettent maintenant), la boxeuse et autre spécimen, vous aurez un choix des plus conséquents. 20 personnages sont disponibles de base dans le mode versus et vous pourrez en débloquer une dizaine au fur et à mesure. On atteint bien plus que le minimum syndical auquel on a droit d’habitude. Décidément, Capcom a décidé de nous gâter et on ne va pas s’en plaindre. Juste parce qu’elles me sont restées en mémoire malgré les années, les musiques, voix et bruitages sont vraiment de très bonne facture. Pour le côté musical, on se sent vraiment placé dans l’ambiance de l’histoire et du déroulement des évènements. Chapeau bas, monsieur Capcom     



La cerise sur le gâteau

Finissons ce tour d’horizon avec les graphismes de cette merveille. Et là, une nouvelle fois, c’est d’un très bon niveau. Pour un jeu sorti en 2000, les graphismes sont vraiment beaux. Ne me faites pas dire non plus qu’ils sont extraordinaires mais ils sont de très bonne qualité. D’accord, ont voit quand même les arrêtes des polygones des personnages et il y a ici et là quelques petits bugs graphiques (la  veste qui traverse le bras de la karatéka par exemple) mais rien de bien grave. Les décors sont soignés mais certains auraient pu être plus travaillés. Les effets spéciaux sont assez jolis et, personnellement, j’adore les effets de zoom lorsque vos personnages s’éloignent ou se rapprochent. Capcom maitrise bien la Dreamcast et ça se voit lorsqu’on joue à Project Justice. Enfin, dernier point important : la jouabilité. C’est bien d’avoir beaucoup de possibilités mais si on ne peut les exploiter, elles ne servent à rien. Et heureusement, aucun souci de ce côté là. Les contrôles répondent bien et les coups spéciaux sortent facilement. Ceux-ci suivent la logique Capcom (rotation + coup) pour la plupart du temps. Si, qui plus est, vous aimez les jeux à plusieurs, ruez-vous sur Project Justice. Vous passerez des heures inoubliables entre amis à participer à de minis tournois tous plus agréables les uns que les autres.

 

L’addition, s’il vous plait

Encore une fois, Capcom à réussi son coup. Rival School 2 – Project Justice est une petite bombe à découvrir de toute urgence si vous ne connaissiez pas. Son solo à tomber et son multi détonnant en font une valeur sure de la Dreamcast. Enjoy

  Appréciation globale

8/10